top of page

41 résultats trouvés avec une recherche vide

  • Risotto au safran

    En collaboration avec Solenn’s Kitchen Risotto au safran, ultra crémeux et délicat en goût, voici comment je résumerais ce risotto. Ingrédients : 250g riz arborio 250g parmesan 1 cube de bouillon de poule/légumes 1 oignon 1 gousse d’ail 15cl de vin blanc sec (optionnel) 1 litre d’eau Beurre 4 cas d’huile d’olive 1 pincée de safran 1 citron entier. Dans une casserole, chauffer le beurre avec l’huile d’olive. Faire revenir oignon pendant 5 mn sur feu doux. (Déglacer avec le vin blanc) Versez le riz et remuer jusqu’à ce que les grains deviennent translucides. Faire chauffer l’eau dans une casserole avec le cube de volaille. Versez une louche de bouillon dans le riz, remuer et recommencer jusqu’à ce que le riz ait absorbé toute l’eau. Ajoutez le jus et le zeste d’un citron + une pincée de safran et plus de beurre selon les goûts. Salez, poivrez et ajoutez le parmesan. Servir chaud. Noosheh jan!

  • À la découverte de la plus vieille ville d'Iran, Hamadan

    Hamadan et sa province, c’est plus de deux millénaires d’une histoire qui nous livre encore tout son héritage. La ville la plus ancienne d’Iran, et l’une des plus vieilles au monde, est considérée comme la première capitale de l’Empire perse, celle du peuple des Mèdes plus exactement. Pôle historique mais aussi commercial, Paris-Perse vous fait découvrir cette ville, son histoire et son artisanat unique! Un passé glorieux Il y a plus de 2500 ans, dans la région montagneuse du Nord-Ouest de l’Iran, le premier roi des Mèdes, Dahyuka, fonda la ville de “Hegmataneh” , signifiant "lieu de rassemblement" en langue ancienne. Située à 1800m d'altitude, la ville jouit d’un climat rigoureux en hiver mais les journées d’été y sont douces, au point que les rois achéménides et parthes en font leur capitale estivale. Les fouilles archéologiques permettent en effet de faire remonter les artefacts du site de Hegmataneh ainsi que les inscriptions de Ganjnameh (situées à proximité) à cette époque. Au fil des époques, la nom de la ville ne cesse de muer : à l’époque des Sassanides, elle devient “Ahmatan” (ou “Ahmadan”) et finalement en “Hamadan”. Dans le livre d'Esther de la Bible, on la connaît sous le nom d’Ecbatane. Hamadan est aussi connue pour abriter le tombeau d’Avicenne, père de la médecine et de la philosophie mais aussi pour être un lieu de pèlerinage pour les juifs d’Iran car on y trouve le mausolée d’Esther et de Mardichée, deux personnages bibliques qui ont également inspiré le Coran. Un artisanat à l’échelle de sa grandeur Ce passé glorieux a fait de Hamadan un véritable pôle culturel, véritable carrefour de l’artisanat perse dans toute son excellence. Poterie et céramique Les domaines les plus importants de l'artisanat à Hamedan sont la poterie et la céramique, mondialement connues. La production de poterie et de céramique est située à Lâlejin, dans le Nord de la province, et ce depuis près de 700 ans. En effet, la ville Lâlejin est dotée d’une glaise d’une très grande plasticité qui permet de créer des objets fins et délicats tout en étant très solides. Aussi fou que cela puisse paraître, la majorité des habitants sont artisans potiers avec de nombreux maîtres en la matière, entretenant ainsi un savoir-faire séculaire. Ce savoir-faire se traduit par des objets aux formes et motifs originaux, des couleurs vives et une qualité incomparable qui fait sa renommée dans le monde entier. Tapis Hamadan est aussi le centre du commerce des tapis qui sont manufacturés dans les villes environnantes, d’ailleurs, les meilleurs d'entre eux en portent le nom comme les Nahavand , Tuiserkan , Malayer ou Hosseinabad . Les tapis les plus génériques de la région sont quant à eux regroupés sous l'appellation “ Hamadan ”. Comment les reconnaître ? Ils se caractérisent par des motifs très divers dont le “ hérati” , composé d'une fleur à l'intérieur d'un losange entourée de quatre feuilles d'acanthe. Leur singularité se joue également au niveau des couleurs avec une dominance de nuances de bleu indigo et de rouge garance. Autre particularité, presque tous sont ornés d’une frange à l'extrémité alors que le côté opposé n’en possède qu’une très étroite. Les tapis anciens de la région d’Hamadan, appelés Shahr-baff (Shahr = ville, baff = nœud), possèdent une excellente réputation mais ils demeurent très rares. Tels qu’ils soient, les tapis de Hamedan sont très appréciés pour leur résistance, particulièrement adaptée à un usage quotidien sur la durée. Paris-Perse et sa fondatrice Tanin vous fait connaître son pays d'origine, l'Iran, dans tout ce qu'elle offre de meilleur, qu'il s'agisse de son artisanat d'exception ou de ses saveurs envoûtantes. Paris-Perse incarne le trait d'union entre ses deux vies, celle en Iran où elle déniche ces pépites et la France où elle les fait découvrir à tous avec passion et enthousiasme.

  • L’émaillage iranien, un savoir-faire ancestral

    Plat émaillé L’émaillage iranien ou “minâkari” est aussi poétiquement appelé “miniature de l’incendie”, et ce n’est pas pour rien : l’émaillage découle d’une alchimie entre les éléments par la chaleur du feu. La fusion de matières à la fois minérales et végétales permet l’obtention d’éclatantes couleurs, parmi elles, le bleu azur, auquel le terme “minâ” fait référence. Ce travail du feu est complété par un travail minutieux de peinture, de coloration et d’ornement qui fait toute la splendeur de cet art. Techniquement, l’émaillage persan se décline en trois catégories : la peinture émaillée, le tchârkhâneh signifiant “en carreaux” et la cavité émaillée. Si la technique de l’émaillage persan est si élaborée, c’est qu'elle est le fruit de millénaires de savoir-faire. En effet, l'artisanat de l’émaillage remonte à 1500 av J-C, en pleine dynastie sassanide, mais certaines œuvres datent de l’empire achéménide comme l’un d’une paire de brassards du trésor d’Oxus exposé au Victoria and Albert Museum et qui était autrefois incrusté d’émail. Plats émaillés aux diverses couleurs Au fil des dynasties et des influences de ses voisins, l’émaillage persan mute et nous livre un formidable témoignage des bouleversements culturels traversés par l’Iran. Ainsi, l’influence arabe à partir du VIIème siècle est palpable à travers les motifs caractéristiques de l’islam que l’on retrouve sur les objets issus de l’émaillage. Dès le XIIIème siècle, le style de cet art change de nouveau sous l’influence de l’Empire Mongol : la représentation de personnages de la cour impériale remplace les arabesques et annonce un renouveau culturel. C’est d’ailleurs le souverain mongol Ghâzân Khân qui aurait contribué à l’élaboration de la technique de l’émaillage grâce à ses précieuses connaissances en chimie. À partir du XVIème siècle, à l’époque des Safavides, la culture persane s'épanouit pleinement. L’émaillage caractéristique de cette période prospère nous le révèle : les vases en argent sont parés de dessins en miniature représentant les fêtes de la cour, les guerres, les activités auxquelles s’adonnaient les nobles comme la chasse ou l’équitation. Nous retrouvons également des motifs rappelant la poésie persane composés d’oiseaux et d’animaux sur des fonds floraux de diverses couleurs parmi lesquelles le bleu céleste et le vert amande. Motif datant de la dynastie des Kadjars (Palais du Golestan, Téhéran) Au cours du XIXème siècle, sous le règne fastueux des Kadjars, l’émaillage se décline en de nombreux objets : des plats en or aux boucles d’oreilles, en passant par les bracelets, les boîtes et les vases. Ces objets, qu'ils fassent partie du quotidien ou qu’ils soient purement ornementaux, ont en commun la prédominance de bleu azur et de vert offrant une forte intensité chromatique. Bien que l’on rapporte que les périodes antérieures à celle des Kadjars ont été prospères en termes de fabrication d’objets émaillés, la fragilité des émaux a fait que nombre d’entre eux ont disparu à ce jour. Par conséquent, la majorité des pièces datant de l’ancienne Perse nous proviennent de l’époque des Kadjars. Plats émaillés dans le Grand bazar d'Ispahan Nous ne pourrions aborder l’émaillage persan sans évoquer Ispahan qui en est le berceau. La décoration de métaux émaillés caractérise et sublime l’architecture et l’art de cette ville mythique. Encore aujourd’hui, la peinture émaillée y demeure une pratique artisanale alors qu’elle s’est essoufflée dans les autres villes d’Iran. Dans la rue Tchahâr-Bâgh, non loin de la place Naqsh-e Jahân, il est possible d’admirer les œuvres des artistes locaux dont la technique se transmet de père en fils. Parmi ces artistes, l'illustre Shokrollâh Sani’zâdeh, qui est à l’origine de pièces contribuant au rayonnement de cet art. Aujourd’hui comme il y a mille ans, l’émaillage symbolise le raffinement de l’art persan et nous livre un précieux témoignage des différentes périodes traversées par l’Iran. Bien que la culture persane ait subi les bouleversements liés aux invasions et aux dynasties successives, l’émaillage a non seulement subsisté mais il a évolué, nourri par les innovations propres à chaque époque.

  • La grenade dans l'art iranien

    Les grenades sont issues du grenadier Son rouge incarnat, sa forme arrondie et sensuelle renfermant des graines pourpres semblables à des rubis aux pouvoirs médicinaux, nul doute que la grenade fascine depuis des millénaires. Ce fruit issu du grenadier et de ses fleurs d’un rouge éclatant, inspire la culture persane depuis ses balbutiements. Symbole de santé et de jouvence de part ses propriétés bienfaisantes et sa couleur sanguine, la grenade incarne aussi la sensualité, la fécondité et la féminité. Par sa capacité à jaillir d’une terre aride et de donner des fruits au jus abondant et riche, les peuples d’Asie occidentale et centrale assimilent le grenadier à un véritable arbre de vie et la grenade, par ses infinies graines, à une allégorie de la fertilité. Grenade mûre Le grenadier demeure d’ailleurs l’un des premiers arbres à être cultivé dans toute l’histoire de l’humanité, et la consommation de grenades et son empreinte culturelle sont répandues partout où on la trouve. Au-delà de la civilisation Perse, la grenade inspire la mythologie grecque mais sa symbolique est aussi présente dans le Coran où on l’appelle “fruit du paradis” et dans la Bible. Plus encore, des fouilles archéologiques révèlent l’existence de grenades dans le tombeau d’un haut représentant égyptien sous le règne de Ramsès IV soit entre 1153-1147 av. J.-C , les grenades étant offertes en tant qu’offrandes funéraires au défunt. La grenade et sa connotation symbolique s’étend même au-delà de ses régions d’origine lorsque les Romains la ramènent en Occident après la conquête de la Phénicie en 64 av. J.-C. La grenade est fascinante par le simple fait qu’elle a inspiré de nombreuses cultures différentes pourtant géographiquement éloignées et ce autour des mêmes symboles : l’amour, la fertilité et la vie. Grenade ouverte L’engouement culturel pour la grenade s’explique non seulement par son aspect mais aussi pour ses propriétés médicinales. Dans le zoroastrisme, la consommation de grenade est déjà reconnue pour protéger des “impuretés” et grâce à ses propriétés antioxydantes que la médecine moderne a su démontrer aujourd'hui, on la consommait déjà pour se prémunir du vieillissement. Cadre culturel assyrien Dans la civilisation persane primitive, la grenade de par sa couleur rouge était comparée au soleil. Toujours dans le registre de la fertilité, Anahita , déesse de l’eau, des rivières, des cultures mais aussi de la conception, vénérée en particulier durant l’ère Achéménide, est représentée ornée d’une feuille de grenadier sur la poitrine. Le prince Siyâvash et la princesse Sudabeh Pour les poètes persans, la grenade est une non seulement une allégorie de l’amour mais elle permet aussi d’imager le visage de la femme ainsi que son corps dans la poésie galante. Voici un extrait d’un poème de Ferdowsi, poète persan du Xème siècle, qui décrit sa bien-aimée : « [...] ses joues sont comme la fleur du grenadier, ses lèvres comme le sirop de grenades, de sa poitrine d’argent poussent deux grenades. » Motif de tapis persan représentant des grenades La grenade a aussi son importance dans l’art du tapis persan tant au niveau technique qu’esthétique. Son jus et sa peau permettent de tendre la laine et ses graines cuites servent à obtenir des tons jaunes ou bleu foncé selon les associations chimiques. La grenade et le grenadier sont des représentations récurrentes sur les tapis persans dont les rameaux et les fruits illustrent l’opulence et la créativité. Dans la céramique et la vaisselle, la grenade revient de manière récurrente car sa forme ressemble à celle d'un vase et sa couleur rouge créé d'intéressants contrastes. Chez Paris-Perse, nous proposons des grenades en céramique glaçurée ainsi que des vaisselles faisant honneur à ce fruit si fascinant.

  • À la découverte d'Ispahan : l'histoire derrière ses couleurs

    La Place Naqshe-e-Jahan et la Mosquée du Chah André Malraux disait d’elle  « Qui peut prétendre avoir vu la plus belle ville du monde sans avoir visité Ispahan ». Faute de pouvoir voyager, nous vous amenons à Ispahan, là où le ciel est plus élevé qu’ailleurs, entre le bleu persan de ses mosaïques, l’or de ses dômes, le rose de ses jardins fleuris et les effluves épicées de ses souks. Plus qu’une ville, l’ancienne capitale safavide est un précieux témoin de toutes les époques qu’elle a traversé au cours des derniers millénaires. À travers ses mosquées, ses palais et jardins luxuriants, c’est toute l’histoire de l’Iran qui défile sous nos yeux éblouis par cette explosion de couleurs. Aussi appelée “La Moitié du Monde”, Ispahan se situe au sud de la capitale de Téhéran et à l’est des Monts Zagros Ville millénaire appréciée par sa situation géographique idéale au centre du plateau iranien, certains font remonter les origines d’Ispahan à l’Empire achéménide, soit près de 1000 ans avant notre ère. Sous la dynastie des Sassanides, de 224 à 651, Ispahan alors divisée en deux sites, était à la fois un centre militaire et une résidence royale.  Lorsque les arabes s’emparent de l’Empire Perse vers 640, Ispahan se voit une nouvelle fois métamorphosée notamment avec la construction de mosquées, à l’image du bouleversement religieux que subit le pays durant cette période : le passage du zoroastrisme à l’islam. Sous la dynastie musulmane des Bouyides, Ispahan devient un centre culturel et commercial majeur jusqu’à sa destruction au début du XIème siècle au cours de l’invasion des Seldjoukides, tribus turciques.  Ces derniers construisent la ville dans l’optique d’en faire un véritable pôle artistique et scientifique. De cette période prospère, subsistent de nombreux monuments : la sublime Grande mosquée d’Ispahan, la Vieille Place d’Ispahan, le minaret des Quarante filles ne sont que quelques témoins parmi tant d’autres de l’imminente architecture seldjoukide. Après avoir été prise par les Mongoles en 1244, Ispahan tombe dans l’oubli. Couronné en 1588, le Shah Abbas Ier de la dynastie des safavides décida de redonner à Ispahan toute sa splendeur d’antan faisant d’elle un centre culturel à l’image de sa grandeur qui éblouirait le monde entier de sa splendeur : Ispahan devient la capitale de l’empire Safavide jusqu’à l’invasion afghane au XVIIIème siècle qui mit un terme à son apogée. Véritable “Shah bâtisseur” et en urbaniste rigoureux, Abbas Ier est à l’origine du patrimoine architectural extraordinaire d’Ispahan. Il entreprend la construction de la place Naqshe-e-Jahan signifiant “Image du Monde” en farsi (langue persane) demeurant aujourd’hui l’une des plus grandes places au monde. Entourée de part et d’autre par la mosquée du Chah au Sud, le palais Ali Qapou à l'Ouest, la mosquée du Cheikh Lotfallah à l'Est et d’une des portes du grand bazar d'Ispahan au Nord, cet ensemble architectural témoigne à lui-seul de la grandeur du règne safavide qui voulait faire d’Ispahan un “paradis sur terre”. La Place Naqshe-e-Jahan Entrée de la Mosquée du Chah Céramiques de la Mosquée du Chah La mosquée du Chah aussi appelée mosquée de l’Imam fait partie d’un des plus somptueux monuments d’Iran, son entrée ornée de céramiques d’un bleu profond et ses minarets turquoises ne sont qu’un avant-goût de ce que réserve son intérieur… La mosquée du Cheikh Lotfallah, vue de l'intérieur Contrairement à la mosquée du Chah, la mosquée du Cheikh Lotfallah ne possède ni cour, ni minaret en revanche sa coupole dorée qui contraste avec les mosaïques bleues et turquoises des murs constitue un véritable chef-d’oeuvre architectural.  Le salon de musique du Shah Abbas II Pour avoir un aperçu du raffinement de l’art persan, il faut se rendre au Palais Ali Qapu qui recèle de divines peintures murales et de marqueteries notamment dans l’ancien “salon de musique” du Shah La Palais Chehel Sotoun et son bassin Mais que serait Ispahan sans ses jardins royaux ? Le Palais Chehel Sotoun et son jardin luxuriant encerclant un bassin faisant face au “Palais aux 40 colonnes” dans lequel on peut voir son reflet reste un incontournable pour les amateurs de jardins iraniens. Stand d'épices dans le Grand Bazar d'Isfahan Ispahan, ancienne étape de la Route de la Soie, n’a pas oublié son héritage de ville commerciale et c’est à travers le Grand Bazar d’Isfahan que transparaît le mieux le passé mercantil de cette ville. Flâner dans le bazar d’Ispahan c’est se laisser enivrer par l’infinité de couleurs et d’odeurs dont regorge ce lieu mythique. Épices et denrées des quatre coins du monde, textiles et étoffes exotiques, tapis aux mille couleurs, miniatures pleines de finesse, le Bazar d’Ispahan recèle de merveilles qui éveilleront tous vos sens.

bottom of page