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- Voyager au cœur des confessions d’Iran
Entre foi, histoire et patrimoine vivant Voyager au cœur des confessions d’Iran entre la cathédrale Vank d’Ispahan au temple du feu de Yazd, découvrez la richesse religieuse de l’Iran : églises arméniennes, temples zoroastriens, synagogues millénaires et lieux de culte cachés au détour des ruelles anciennes. Un pays aux mille visages spirituels Quand on pense à l’Iran, on imagine souvent ses mosquées aux dômes turquoise et ses versets calligraphiés. Mais derrière ces images se cache une réalité bien plus nuancée : l’Iran est une terre de croyances multiples , où cohabitent depuis des siècles différentes confessions — musulmanes, chrétiennes, juives et zoroastriennes. C’est cette mosaïque spirituelle , souvent méconnue, que j’ai voulu explorer au fil de mes voyages, d’Ispahan à Yazd, en passant par Téhéran et le nord montagneux de l’Azerbaïdjan iranien. Les chrétiens d’Iran : l’âme arménienne de New Julfa À Ispahan, dans le quartier de New Julfa , fondé par le roi Shâh Abbâs Iᵉʳ au XVIIᵉ siècle, les ruelles pavées mènent à des façades discrètes qui cachent de véritables trésors. La cathédrale Vank en est l’exemple parfait : fresques bibliques, motifs persans, dômes bleus et or… un dialogue poétique entre deux civilisations. L’Iran compte environ 600 églises chrétiennes (actives, historiques ou restaurées), dont plus de 200 arméniennes et une centaine assyriennes/chaldéennes . Certaines sont encore en usage, d’autres témoignent simplement du passage du temps, mais toutes racontent une même histoire : celle d’une foi enracinée au cœur de la Perse. Yazd et Kerman : les gardiens du feu sacré À Yazd, au milieu du désert, brûle une flamme qui ne s’est jamais éteinte depuis plus de quinze siècles. Le temple du feu Atash Behram est le cœur vivant du zoroastrisme , la plus ancienne religion monothéiste connue, née ici même, sur ces terres perses. Les zoroastriens, aujourd’hui environ 25 000 en Iran , continuent d’entretenir leurs temples et leurs traditions :la fête de Sadeh , célébrée chaque hiver, symbolise la victoire du feu sur l’obscurité et a été inscrite en 2023 au patrimoine immatériel de l’UNESCO . À Kerman aussi, on trouve d’anciens lieux de prière, des tours du Silence , et quelques temples encore actifs, rappelant que la flamme sacrée reste un lien entre passé et présent. Les juifs d’Iran : 2 000 ans d’histoire À Téhéran, la synagogue Yousef-Abad accueille encore chaque semaine les fidèles d’une communauté discrète mais ancienne de plus de 9 000 personnes . La présence juive en Iran remonte à l’exil de Babylone. Des synagogues historiques existent encore à Shiraz et à Ispahan, témoignant d’une cohabitation millénaire et souvent pacifique. Les musulmans sunnites et autres confessions Loin d’être homogène, l’islam iranien lui-même se décline : environ 5 à 10 % des Iraniens sont sunnites , notamment dans les provinces du Kurdistan, du Baloutchistan, du Golestan et du Khuzestan. À leurs côtés, vivent aussi des soufis , des Yarsan , des Sabéens-mandéens ou encore des bahá’ís , tous porteurs de traditions spirituelles parfois très anciennes. Carte des confessions et lieux de culte en Iran Cette carte permet de visualiser la répartition des principaux lieux de culte chrétiens et zoroastriens Ors d’Ispahan et du nord-ouest (Tabriz, Urmia, Khoy) concentrent la majorité des églises arméniennes et assyriennes. Yazd et Kerman sont les foyers vivants du zoroastrisme. Téhéran reste le centre administratif des communautés reconnues. Encadré méthodologique Les chiffres que vous lisez ici sont des estimations , basées sur un croisement de sources :– études du Tehran Times , recensements patrimoniaux de l’Organisation iranienne du Patrimoine,– publications arméniennes et assyriennes,– données UNESCO et articles culturels récents. On estime ainsi : ≈ 600 églises au total (actives, historiques, restaurées), ≈ 200 arméniennes , ≈ 100-150 assyriennes/chaldéennes , ≈ 10 à 15 temples zoroastriens actifs , et plus d’une trentaine de sites anciens . Ces ordres de grandeur reflètent non pas des chiffres administratifs, mais un patrimoine vivant que les Iraniens — quelle que soit leur foi — continuent de préserver avec soin. Conclusion : l’Iran, une symphonie de croyances Du feu éternel de Yazd aux cloches de Vank, de la prière du vendredi à la lumière des vitraux arméniens,l’Iran est un livre d’histoire à ciel ouvert , où chaque pierre, chaque symbole, chaque célébration raconte un chapitre de l’âme perse. Voyager à travers ces lieux, c’est comprendre que la spiritualité iranienne ne se limite pas à une religion, mais qu’elle forme une harmonie subtile de cultures, de langues et de foi , unies depuis des millénaires par la beauté et la tolérance.
- Pourquoi le week-end iranien commence le jeudi ?
Le tempo singulier d’un pays entre tradition, foi et indépendance Dans la plupart des pays musulmans, la semaine se termine le jeudi soir et le week-end s’étend du vendredi au samedi . Mais en Iran, le repos hebdomadaire commence un jour plus tôt : le jeudi et le vendredi sont les jours chômés officiels. Un détail du calendrier ? Pas vraiment. Ce rythme, à la fois spirituel et identitaire, raconte l’histoire d’un pays qui avance à sa propre cadence . Un héritage ancien, ancré avant la Révolution Sous la monarchie de Mohammad Reza Pahlavi, le jeudi-vendredi était déjà le week-end national . Les écoles et administrations fermaient deux jours, tandis que certaines entreprises privées terminaient leur semaine le jeudi à midi. Ce modèle, introduit dès les années 1930 sous Reza Shah, alliait modernisation à l’occidentale et respect des coutumes religieuses. À cette époque, l’Iran partageait le même rythme que la majorité du monde musulman : en Égypte, en Irak ou en Syrie, le jeudi-vendredi était la norme. Ce n’est qu’à partir des années 1990 que les autres pays ont décalé leur week-end au vendredi-samedi pour se rapprocher des marchés mondiaux. L’Iran, lui, a choisi de rester fidèle à son modèle. Repères historiques Période Événement clé Années 1930 Reza Shah modernise l’administration tout en gardant le jeudi-vendredi comme repos. Avant 1979 Le schéma du jeudi-vendredi s’applique à tout le pays, public comme privé. Années 1990 Les États du Golfe adoptent le vendredi-samedi pour s’aligner sur le calendrier international. Aujourd’hui L’Iran reste l’un des rares pays musulmans à maintenir le week-end jeudi-vendredi. Le jeudi soir, une nuit pas comme les autres Pourquoi le week-end iranien commence le jeudi ? Le jeudi soir iranien , appelé Shab-e Jom’e (شب جمعه – « la nuit du vendredi »), tient une place particulière dans la culture chiite. C’est un temps de recueillement et de prière, consacré à la mémoire des défunts et à la préparation du vendredi, jour saint. Mais c’est aussi une soirée sociale : les familles se réunissent, les parcs s’animent, les marchés se prolongent tard dans la nuit. Cette atmosphère unique, mêlant spiritualité et convivialité, fait du jeudi soir l’un des moments les plus vivants de la semaine iranienne . “Le jeudi soir, on sent que le pays ralentit, respire, se rassemble.”— Proverbe populaire iranien Un décalage économique assumé Ce rythme singulier a toutefois ses limites. Les marchés financiers, les compagnies aériennes et les institutions internationales fonctionnent du lundi au vendredi. En Iran, les bureaux ferment dès le jeudi, réduisant à quatre jours la période d’échanges synchronisés avec le reste du monde. Les milieux économiques plaident régulièrement pour un passage au vendredi-samedi , qui faciliterait les affaires. Mais pour la majorité des Iraniens, le week-end actuel fait partie de leur identité : un repère immuable, au même titre que le Nowruz ou le calendrier solaire persan. Un tempo à l’image de l’Iran Le choix du jeudi-vendredi n’est pas un vestige du passé, mais une fidélité consciente à un équilibre propre :le jeudi pour célébrer la vie, le vendredi pour se recueillir, et le samedi pour recommencer. Ce rythme, entre tradition et modernité, est à l’image du pays lui-même :un Iran ancien, complexe, spirituel et indépendant, qui, jusque dans la structure de sa semaine, affirme sa différence.
- Le Goût de la cerise
Un film de Abbas Kiarostami sortie en 1997, a remporté la palme d’or à Cannes. L’ombre d’un homme, la lumière du monde Dans Le Goût de la cerise, Abbas Kiarostami nous offre un film qui, d’abord, paraît aussi sec et aride que les collines poussiéreuses d’Iran où il se déploie — avant de laisser sourdre, lentement, sa sève cachée. Un homme, Monsieur Badii, roule sans but dans une voiture couleur de terre. Il cherche quelqu’un. Non pas un compagnon de route, mais un homme prêt à l’aider à mourir. Dès ce point de départ, le film devient parabole, méditation, expérience existentielle plus que récit. Kiarostami filme la route comme un visage, et le visage comme un paysage. Chaque virage, chaque silence, devient une question adressée à nous, spectateurs : qu’est-ce qui donne goût à la vie ? Le réalisateur ne montre presque rien, mais il fait ressentir tout — la lassitude, la tendresse, la peur, la beauté. Le montage, d’une simplicité méditative, respire au rythme de la poussière. Le moteur ronronne, le vent se lève, des cris d’enfants montent du lointain ; la vie continue, obstinée, indifférente à la mort. Le film est construit comme une prière sans dieu. Chacun des personnages rencontrés par Badii — le soldat, le séminariste, le vieil homme naturaliste — incarne une nuance du rapport humain à la vie et à la mort. Et c’est ce dernier, le vieux collecteur de vers à soie, qui lui rappelle le goût de la cerise : celui de la chair simple du monde, le goût du retour possible à la douceur. Puis, au moment où tout devrait s’achever, Kiarostami brise son propre film. L’écran devient vidéo, les acteurs redeviennent des hommes, et la mort promise se dissout dans le geste d’un tournage. C’est un réveil, un souffle, un sourire derrière la fiction. La caméra, soudain, devient promesse de vie. Le Goût de la cerise est moins un film qu’un silence à habiter, un espace intérieur où chacun entend battre son propre cœur. Rarement le cinéma aura été aussi nu, aussi honnête, aussi vertigineusement humain. Ce n’est pas un film sur la mort : c’est une déclaration d’amour à la fragilité de vivre. 🎬 Voir le film Pour prolonger la contemplation, Le Goût de la cerise est disponible sur plusieurs plateformes légales : 🍒 Regarder sur LaCinetek (version restaurée) 🎞 Voir sur ARTE Boutique 🍂 Louer sur Apple TV 🔍 Explorer toutes les options sur JustWatch
- Médecine traditionnelle iranienne : héritage millénaire d’Avicenne
Découvrez l’histoire fascinante de la médecine traditionnelle iranienne ( Tibb-e Sonnati ), de l’Académie de Gundishapur à Avicenne. Plantes médicinales, théorie des humeurs et savoirs millénaires toujours vivants aujourd’hui. Une histoire millénaire de la médecine en Perse La pratique et l’étude de la médecine en Perse possèdent une histoire longue et prolifique, remontant à plus de 4000 ans. La médecine persane antique a intégré et enrichi les traditions médicales venues de Grèce, d’Égypte, d’Inde et de Chine. Cette synthèse de savoirs a servi de base à la médecine en Europe dès le XIIIᵉ siècle. L’Académie de Gundishapur : un centre du savoir Au IIIᵉ siècle apr. J.-C., l’ Académie de Gundishapur devient un pôle majeur de recherche scientifique. Médecins grecs, indiens et persans y travaillent ensemble, traduisent des ouvrages et développent de nouvelles théories médicales. Ces recherches ouvrent la voie à une médecine structurée, qui inspire durablement le monde antique et médiéval. Études modernes et redécouverte scientifique Aujourd’hui, certaines études expérimentales évaluent les remèdes décrits dans la médecine iranienne médiévale en utilisant les méthodes scientifiques actuelles. Ces travaux suggèrent que certains traitements traditionnels pourraient être revisités dans le cadre de la médecine fondée sur les preuves ( evidence-based medicine ). Avicenne, le « Prince des médecins » Dans ce contexte d’échanges intellectuels, Avicenne (Ibn Sina, 980-1037) émerge comme l’une des figures majeures. Son œuvre monumentale, le Canon de la médecine , a été étudiée dans les universités européennes jusqu’au XVIIᵉ siècle. Héritage millénaire d’Avicenne - Les apports du Canon de la médecine Avicenne y décrit : le fonctionnement du corps humain, les maladies et leurs causes, l’usage des plantes médicinales, minéraux et régimes alimentaires. Son approche insistait déjà sur l’importance de la prévention , de l’ hygiène de vie et de l’ équilibre entre corps et esprit . La théorie des humeurs et le mezaj La médecine traditionnelle iranienne repose sur la théorie des quatre humeurs héritée d’Hippocrate et enrichie par Avicenne : Sang (chaud et humide) Bile jaune (chaude et sèche) Bile noire (froide et sèche) Phlegme (froid et humide) Chaque individu possède un tempérament dominant ( mezaj ), qui influence sa santé, son caractère et même son régime alimentaire idéal. Le rôle du médecin consistait à rétablir l’équilibre entre ces humeurs par : la diététique, l’usage des plantes, les massages et ventouses, les pratiques spirituelles. Les plantes médicinales en Iran L’Iran possède une biodiversité exceptionnelle avec plus de 2500 plantes médicinales utilisées dans le Tibb-e Sonnati . Parmi elles : Safran – antidépresseur naturel, calmant, digestif, Eau de rose de Kashan – apaisante, digestive, Fenugrec – stimulant et régulateur du métabolisme, Menthe – antispasmodique, rafraîchissante, Graine de nigelle – renforcement du système immunitaire. Une pratique toujours vivante aujourd’hui La médecine traditionnelle iranienne est reconnue par le ministère de la Santé en Iran . Des cliniques spécialisées et des universités enseignent le Tibb-e Sonnati .Elle est aujourd’hui utilisée en complément de la médecine moderne, notamment pour : améliorer la digestion, renforcer l’immunité, réduire le stress, accompagner les maladies chroniques. Un héritage universel et moderne La pensée d’Avicenne et l’héritage de la médecine traditionnelle iranienne dépassent la simple pratique médicale. Ils forment une philosophie de vie basée sur l’équilibre, l’écoute du corps et la prévention. Dans un monde en quête de solutions naturelles et holistiques, ce savoir millénaire retrouve toute sa place.
- Dans les secrets du Grand Bazaar de Téhéran
Si en Europe les ports peuvent être perçus comme étant la colonne vertébrale des échanges commerciaux entre continent et pays, en Iran les choses en vont tout autrement. Pour comprendre le commerce en Iran il faut revenir au temps de la route de la soie. Une ancienne route commerciale entre l’Asie et l’Europe qui a été abandonnée vers le XVe siècle, mais dont son utilisation remonte à « au moins 2000 avant notre ère ». Elle a rendu les villes telles que Chiraz et Ispahan célèbrent. Chiraz et Ispahan ont été toutes deux des capitales de l’ancien empire perse. Cela ne fait que 200 ans que Téhéran en est une. Il faut donc comprendre par-là que les bazars d’Ispahan et Chiraz sont plus anciens que celui de Téhéran. La situation du Téhéran d’aujourd’hui ne remonte donc pas à une lointaine époque mais plutôt à une situation assez récente, ce sont les circonstances actuelles et le centralisme de l’État qui ont permis à Téhéran et son Bazar de devenir aujourd’hui cette épicentre économique et commercial. Tout a commencé il y a 200 ans C’est au centre de la Capitale que l’on retrouve tout ce qui représente et représentait les symboles du pouvoir étatique. Le Parlement (avec la célèbre mosquée Sepahsalar à ses côtés), le Palais du Golestan (ancien palais royal), les édifices du gouvernement, le premier bâtiment de la banque Melli (la première banque qui a été construite par le pays) …. Et parmi eux il y a le grand Bazar (datant de 700 ans). Il n’y a rien d’étonnant que tous ces monuments qui sont également des symboles étatiques se retrouvent presque côte à côte. C'est de cette manière que les capitales perses se sont toujours bâties. « Toujours côte à côte, dans un but d’unité, on a toujours la mosquée, le Bazar et un palais, les symboles des trois pouvoirs majeurs du pays. » En entrant dans le grand Bazar de Téhéran, on entre dans l’épicentre du commerce en Iran. C’est là que se décident tous les prix pour tout genre de marchandises. Ça peut aller de l’ustensile de cuisine à la pierre précieuse, du tapis persan centenaire à l’électroménager. On y retrouve également pas mal de matières premières essentielles. Tous les commerces du pays se fournissent dans la capitale et notamment dans ce grand bazar, avec cette multitude de petites échoppes sans fioriture étalant leurs marchandises jusque sur les pavés de la rue. En semaine on s’y presse, c’est noir de monde (imaginez un samedi après-midi ensoleillé d’un centre-ville en Europe) tous les jours de la semaine, on y grouille dans l’espoir d’y faire de bonnes affaires, s’y avoir un « taghfif » (terme venant de l’urdu que l’on utilise en persan qui veut dire réduction) obtenir le prix qui permettra au revendeur de revendre son stock au plus vite. Le Bazari lambine à vendre Chaque partie du Bazar a sa spécialité, le Bazar en lui-même est un vrai labyrinthe où on peut s’y perdre facilement. Mélangé à ces petits commerces, on y trouve des restaurants presque tous traditionnels, très populaires et dont le confort est minimal. Venant d’Europe, nous avons plus ou moins tous une culture et une vision très occidentalisée de toute chose, entrer dans le Bazar de Téhéran nous donne l’effet d’entrer dans la caverne d’Ali Baba. Assis, attendant, vous avez les commerçants, parmi les anciens beaucoup portent une moustache, avec une mise assez simple, des vêtements faits dans un coton un peu rugueux, guère loquaces aux premières abords, ils semblent ne rien faire pour appâter le client. Effectivement on pourrait même dire que c’est au client d’appâter le vendeur, oubliez en Iran cette notion « du client est roi » cette image de la clientèle (chaland) n’a pas sa place dans cette culture millénaire. Achetez de la marchandise au Bazar prend du temps. Les iraniens ne sont pas des gens pressés et ils ont un sens de l’hospitalité très aigu. On ne conclut pas un accord sans proposer un verre de thé accompagné de son « gan » (morceau de sucre) ou de son biscuit. Les Bazaris se montrent très fiers de ce qu’ils possèdent (en matière de marchandise), ils aiment donc à le montrer. Aucun prix n’est discuté jusqu’à la fin de la conversation, une conversation qui peut durer longtemps si le marchand vous aime bien. Une caractéristique très intéressante car elle permet d’obtenir de bons prix. L’habit de ne fait pas le moine : tout est question d’humilité Un Bazari ne montre pas son argent, vous ne le verrez pas porter des habits ou des accessoires de luxe. Même en regardant dans quel véhicule il roule, vous ne pourriez pas deviner sa richesse. « A une époque les bazaris mangeaient leur repas du midi dans le noir le plus complet afin d’éviter d’être vu depuis l’extérieur, ceci afin d’éviter la possibilité d’indisposer quelqu’un de malchanceux » Ce n’est pas de l’avarice, non c’est une étiquette que tous les Bazaris respectent. Celle de ne pas indisposer par sa richesse. Ce comportement assez singulier est appelé « tarof ». Le « tarof » iranien qui peut être décrit comme étant des règles de savoir vivre à la perse, régit toutes les relations amicales, familiales et aussi de travail, en bref c’est cette étiquette qui domine toutes les relations quelles qu’elles soient en Iran. Mais comme partout la culture iranienne évolue avec son temps et l’application de cette étiquette si particulière se fait de moins en moins sauf chez ces fameux Bazaris, que l’on pourrait décrire comme étant les dépositaires des traditions iraniennes. Le crédit et le poil de moustache : une histoire de paroles. L’on raconte qu’à une époque lorsqu’un vendeur faisait confiance à un acheteur qui n’avait pas la somme de l’achat sur lui, par un geste symbolique l’acheteur lui confiait un poil de sa moustache que le vendeur devait garder jusqu’au payement de la dette. Ce geste est un acte symbolique représentant la confiance que le vendeur donne à son acheteur. Bien entendu, cette situation n’existe plus aujourd’hui. Cette anecdote assez amusante en soi pousse les hommes iraniens à ne pas vouloir raser ou couper leur moustache. Certains anciens encore aujourd’hui font bien attention à ne jamais la raser car elle est devenue le symbole de l’homme dans une société extrêmement encore traditionnelle. Vous l’aurez compris, l’atout majeur d’un Bazari, c’est la confiance que lui porteront ses collègues. « Le vrai pouvoir d’un bazari c’est sa capacité à obtenir du crédit auprès de ses confrères » Comme dans tout commerce, les fonds financiers sont le principal problème d’une entreprise qui, dans notre société, est réglé à l’aide d’aide privée comme ceux provenant de la banque. En Iran et dans son bazar aucun intermédiaire, c’est entre bazaris que les choses se règlent, d’où l’importance de la confiance. La confiance c’est la pierre angulaire de toutes les formes de commerce existantes en Iran. Sans elle vous n’avez aucune chance d’aboutir à quoi que ce soit. Même acheter une échoppe dans le bazar, vous ne le pourriez pas tout simplement parce que les marchandises sont gardées avec une sécurité très minimale, les bazaris doivent se connaître entre eux et quand un nouveau souhaite venir, il faut absolument le parrainage d’un ancien. De même en ce qui concerne l’achat, si un bazari ne peut pas payer d’un coup le montant de la transaction, le vendeur peut accepter d’être réglé petit à petit mais seulement s’il connaît le bazari en question, s’il lui fait confiance et s’il a bonne réputation. Un marché boursier très spécifique Le rush de la Bourse de New York ressemble beaucoup à celui du Bazar, vous pouvez alors imaginer l’activité intense qui peut régner en son sein. Cette animation perpétuelle atteint son paroxysme vers les 18h. En effet, à 18h, toutes les marchandises vendues se retrouvent entassées dans différents véhicules de transport afin d’être envoyées aux quatre coins du pays. Imaginez l’amoncellement de toutes ces marchandises à même la rue, les transporteurs et leur moteur vrombissent en attendant de pouvoir partir, les Bazaris hurlant à travers le vacarme régnant dans la rue donnant leur dernière instruction. Tout cela vous donne l’image à laquelle les Iraniens, rentrant du travail, font face tous les jours. L’atmosphère y est étouffante, les hommes sont nerveux, on pousse, on crie pour réussir à faire passer les motos et les voitures entre les vans et Les vieux camions qui attendent d’être remplis jusqu’à ras-bord. Dans les secrets du Grand Bazaar de Téhéran - Conclusion L’Iran par ses traditions et son histoire possède une circularité financière qui permet au bazar d’être un atout économique important. Mais ce qui semble être la chose la plus importante dans tout ce qui a été évoqué, c’est très certainement le côté très humain des rapports entre marchands. A l’heure où on doit faire face à une économie mondiale chancelante, il y a dans ce grand pays aux portes de l’Asie une humanité que même l’argent et le profit ne viennent pas entacher. Ici on parle de valeurs humaines, d’empathie, de générosité, de foi envers l’humanité et ses capacités. Bien que les lois islamiques règnent dans le bazar, les bazaris n’ont aucunement besoin d’une structure administrative pour régler leurs problèmes car ils sont convaincus qu’aucune personne ne gagnant son argent de manière honnête puisse y rester longtemps. Allez dans n’importe quel Bazar en Iran et vous verrez très souvent de l’eau, des dattes et du thé distribué en mémoire d’un mort, d’une journée ou juste dans le but d’aider son prochain.
- Dariush Mehrjui
Dariush Mehrjui (1939-2023), réalisateur, scénariste et producteur iranien, est considéré comme l’une des figures majeures de la Nouvelle Vague iranienne. Révélé par La Vache (1969), il a su mêler réalisme social et symbolisme, créant une œuvre à la fois poétique et profondément ancrée dans la critique sociale. Le film "La vache" - Dariush Mehrjui Ce film a une histoire politique singulière : interdit sous le régime du Shah, il fut finalement le premier film présenté en Iran après la Révolution islamique de 1979. L’intrigue raconte la destinée tragique de Masht Hassan, un paysan iranien attaché plus que tout à sa vache, unique richesse et fierté du village. Lorsque l’animal meurt en son absence, les villageois, craignant sa réaction, lui font croire qu’elle s’est enfuie. Incapable d’affronter la vérité, Hassan sombre peu à peu dans la folie… jusqu’à se prendre lui-même pour la vache, dans une transformation psychologique aussi troublante que poignante. La Vache marque le point de départ de la Nouvelle Vague iranienne, combinant réalisme, symbolisme, néoréalisme et une touche de mysticisme. Mehrjui s’inspire du néoréalisme italien et de l’univers de Jean Renoir, tout en donnant à son œuvre une identité profondément iranienne. Le film explore la désintégration identitaire, la folie collective et le rapport à la mort, à travers un récit universellement humain. La vache elle-même devient une métaphore : celle de l’Iran profond, de sa culture, voire du cinéma iranien menacé, dont la survie dépend de la préservation de sa voix artistique. A bientôt pour de nouvelles aventures cinématographiques.
- Marmoulak
Un caméléon en fuite Sorti en 2004 en Iran, Marmoulak (signifiant « Lézard ») est une comédie dramatique qui a marqué le cinéma iranien par son audace et son humour corrosif. Le film raconte l’histoire de Reza, un petit escroc surnommé « le Lézard » pour sa capacité à s’adapter et à se faufiler. Après s’être échappé de prison, il se déguise en mollah pour passer inaperçu. Très vite, il est pris pour un véritable religieux et, malgré lui, devient une figure charismatique pour les habitants d’un petit village. Un humour subversif Sous ses airs de comédie populaire, le film s’attaque avec finesse et ironie à des sujets extrêmement sensibles dans l’Iran des années 2000 : l’hypocrisie religieuse, la rigidité morale, la corruption et le décalage entre discours officiel et réalité vécue. La phrase culte du héros — « Il y a autant de chemins vers Dieu qu’il y a de têtes » — résume à elle seule le message libérateur et pluraliste que le film tente de faire passer. Le jeu d’acteur et la mise en scène Parviz Parastui, dans le rôle du Lézard, est absolument savoureux : il incarne avec une justesse comique et une humanité touchante ce voyou malicieux qui, malgré ses intentions douteuses, se transforme peu à peu en guide spirituel. La mise en scène de Kamal Tabrizi, simple et fluide, sert avant tout le récit et les dialogues. Le rythme alterne entre burlesque et émotion, évitant de sombrer dans la caricature. Réception et controverse Le film, initialement autorisé, a rencontré un immense succès populaire en Iran — avant d’être rapidement censuré. Sa critique implicite du clergé chiite et son humour irrévérencieux ont été jugés trop sensibles par les autorités. Cet interdit a renforcé sa réputation de film culte et en a fait une œuvre emblématique de la tension entre liberté d’expression et contrôle idéologique au sein du cinéma iranien. Conclusion Marmoulak est une comédie intelligente, drôle et profonde qui va bien au-delà du simple divertissement. En riant, le spectateur réfléchit sur la religion, la foi et la société. Dans un pays où la satire religieuse est quasi impossible, Kamal Tabrizi a réussi un petit miracle : livrer une fable universelle sur la liberté, la foi et l’humanité. Sous-titrage anglais https://m.ok.ru/video/1562437356230
- LE SANTOUR IRANIEN
Trouvant ses origines dans l’antiquité mésopotamienne, le santour iranien est l’ancêtre d’un grand nombre d’instruments basés sur le principe des cordes frappées et autres cithares sur table. Le santour fait partie de la famille des cithares sur table, répandues de la Chine à l’Europe, parmi lesquelles on trouve le yangqin, le cymbalum ou le psaltérion, ainsi que toute la lignée qui mène au piano. Souvent comparé avec le qanun, il s’en distingue nettement, malgré leur forme similaire. Les cordes du qanun sont en effet pincées avec les doigts par l’instrumentiste tandis que celles du santour sont frappées à l’aide de deux petits marteaux légers, appelés mezrâb. Cithares sur table Yangqin Psaltérion Une représentation d’un santour apparaît en Iran vers la fin du XVe siècle dans un manuscrit du Khamsa de Nizami. Deux enluminures montrent des femmes jouant du luth, du chang et du santour pour le roi Bahrām Gūr et une princesse. Les sources iconographiques suggèrent que cet instrument était présent en Iran avant d’arriver en Turquie et qu’il était d’abord joué par les femmes dans les harems avant d’être entendu à la cour de l’Empire ottoman (au début du XVIIe siècle) et à la cour de Téhéran (à la fin du XIXe siècle). Le santour possède, en général, car il y a plusieurs modèles, 72 cordes, de fer ou d’acier, disposées par groupes de quatre sur 18 chevalets mobiles placés sur une table d’harmonie de forme généralement trapézoïdale. Sa taille est variable, mais est communément réduite pour en faire un instrument aisément portable du fait de son poids léger. Il se joue assis sur une chaise ou à genoux par terre. Le santour est soit posé sur une table, sur un tapis, sur un stand spécialement prévu ou sur les jambes du santouriste. Le jeu des cordes est réparti entre les deux mains, jouant des rythmes et des mélodies distinctes, comme c’est le cas aujourd’hui sur les instruments à claviers. Le santour réclame une certaine virtuosité pour gérer mentalement ces deux parties de jeu, tout en modulant la longue résonance des cordes. La pratique du Santour nécessite également une grande précision, la taille des cordes étant très fines et surtout peu visibles car hypnotisant pour les yeux. Il existe plusieurs écoles de « santouristes » qui se distinguent par le style de frappe et par la manière de manier les mezrab, les marteaux feutrés tenus au bout des doigts. Le santour est utilisé dans le répertoire du radif persan (musique savante classique), mais également dans le style motrebi (répertoire populaire) et dans la musique traditionnelle kurde. Il est joué en solo ainsi que dans des ensembles allant du duo à l’orchestre entier. Ses sonorités sont envoûtantes et magiques avec une vraie couleur moyen-orientale, qui vous transportent directement au pays des mille-et-unes nuits. La popularité du santour en Iran a fait quasiment disparaitre le qanun de la musique persane, alors que dans les pays arabes voisins, c’est le phénomène inverse qui a eu lieu. A la suite de la révolution islamique, de nombreux musiciens et enseignants de l’instrument se sont exilés à travers le monde et ont contribué à le faire connaitre, souvent dans des contextes musicaux étrangers à la musique classique persane. Ses interprètes les plus connus sont Hossein Farjami, Djalal Akhbari, Madjid Kiani et bien-sûr les deux grands maîtres Faramarz Payvar et Parviz Meshkatiân. Enfin, on retrouve aujourd’hui dans l’univers des Musiques du Monde, un Santour très proche en Inde, dans le cadre de la musique hindoustani. Selon les sources historiques récentes, le santour arrive en Inde depuis l’Iran (ou l’Irak actuel) avec les musiciens attirés par la culture persane présente à la cour du Cachemire. Impossible cependant de savoir à quelle date. Nous savons que le qanun se trouvait déjà en Inde depuis au moins le XVe siècle. Le Santour indien, se distingue du Santour iranien par sa forme, le nombre de cordes, l’accord.
- Yazd un trésor historique peu connu
Situé au cœur du plateau iranien, Yazd est l'une des plus anciennes villes d'Iran et du monde, avec une histoire qui remonte à plus de 5 000 ans. Établie à l’origine sous le nom d’Ysatis, la ville s’est développée à la croisée des vastes déserts iraniens, entre les routes des épices et de la soie. Ce positionnement en a fait un carrefour de passage pour les commerçants, voyageurs et pèlerins, riches en anecdotes et curiosités. Elle se distingue par son architecture en terre unique, sa capacité à survivre au milieu du désert grâce aux célèbres qanats (canaux souterrains), et son mélange de cultures : on y trouve des mosquées, des temples zoroastriens, des synagogues, des hammams et un bazar traditionnel. Histoire de Yazd lRepaire et refuge zoroastrien : Yazd a été à plusieurs reprises le refuge des fidèles de Zarathoustra (zoroastriens), terrés ici pour échapper aux conquêtes arabes et mongoles. Plusieurs croyances locales racontent que certains feux sacrés de la Perse auraient été préservés à Yazd, notamment au temple du feu, où le feu brûle sans interruption depuis plus de 1 500 ans. Route de la soie : Marco Polo cite Yazd dans ses récits comme une “noble cité commerçante” où se croisaient caravanes chargées de tapis, de soie et d’épices. Systèmes ingénieux : Yazd est réputée pour ses 700 badgirs (“attrape-vent” en persan), qui dominent les toits et témoignent du génie persan pour survivre aux chaleurs torrides. Se promener dans ses ruelles d’adobe, c’est traverser des siècles de légendes et de traditions locales. Par manque d’eau et face aux canicules extrêmes, Yazd a développé un réseau de qanats, canaux souterrains, et de badgirs (tours à vent) pour ventiler les maisons. Ce savoir-faire fascinant fait partie du patrimoine mondial de l’UNESCO Anecdotes et légendes Légende de Nik Bânou : Selon la tradition, la princesse zoroastrienne Nik Bânou, fille du dernier empereur sassanide Yazdgard III, aurait fui l’invasion arabe. Acculée dans la montagne près de Yazd, elle aurait prié Ahura Mazda, et la montagne se serait miraculeusement ouverte pour la cacher, et depuis lors, l’eau s’écoule goutte-à-goutte de la roche (Chak Chak signifie "goutte à goutte"), symbole des larmes de la princesse. Ce lieu est aujourd’hui un site de pèlerinage zoroastrien où de nombreux Iraniens viennent chaque année pour honorer cette histoire. Le feu éternel de Yazd: Yazd abrite un temple du feu zoroastrien où une flamme brûle sans interruption, dit-on, depuis plus de 1,500 ans. Après la conquête arabe, certains prêtres auraient sauvé le feu sacré en le cachant et en le transportant de lieu en lieu jusqu’à Yazd. Ce feu symbolise la pureté et la continuité du culte zoroastrien, et sa préservation à travers les siècles est entourée de nombreuses anecdotes qui lui attribuent des pouvoirs protecteurs et purificateurs Tour du Silence : Les Zoroastriens célébraient un rite funéraire unique : leurs morts étaient déposés au sommet des “tours du silence”, sur des collines autour de Yazd, afin qu’ils soient dévorés par les vautours et ainsi ne souillent ni la terre, ni le feu sacré. La pratique, aujourd’hui interdite, a donné naissance à bien des contes autour de la relation entre l’homme, la nature et le divin dans le désert persan Les arbres sacrés et le cyprès de Cham: La communauté zoroastrienne de Yazd vénère aussi des arbres centenaires, notamment le grand cyprès du village de Cham, qui serait âgé de plus de 3,000 ans. Selon la croyance, cet arbre relie la terre et le ciel, et protège le village des calamités. Ambiance La vieille ville offre un véritable labyrinthe d’histoire, de traditions et de mystères : chaque coin de rue, chaque porte en bois et chaque cour intérieure recèle des récits anciens, qu’il s’agisse de chefs-d’œuvre artisanaux, de pratiques religieuses uniques ou de rencontres ayant modelé la culture persane. En résumé, Yazd est considérée par ses habitants et visiteurs comme un lieu à l’énergie particulière : ville de purification, de refuge, de résistance et de mystères spirituels, où le visible et l’invisible se mêlent depuis des millénaires.
- La céramique perse s'invite chez vous
On connaît tous les merveilleuses mosaïques colorées de la romantique Chiraz. Les céramiques iraniennes sont mondialement réputées tant pour leurs couleurs éclatantes que pour leur incroyable finesse, fruits d’un savoir-faire qui se transmet de génération en génération depuis des millénaires. Tout au long de l’histoire de la Perse, avant même l’ère Achéménides jusqu’à aujourd’hui, la céramique a toujours été un moyen d’expression privilégié et ses techniques n’ont cessé de se perfectionner à travers les âges. Grâce aux liens étroits que notre fondatrice Tanin entretient avec des artisans locaux réputés, la céramique perse et s’invite dans vos intérieurs. Cuisine, salle de bain… Vous avez la possibilité d’orner vos murs de carreaux en céramique de la plus grande qualité aux motifs traditionnels peints à la main avec les dimensions de votre choix. Faites entrer la poésie persane, ses jardins fleuris enchanteurs et ses oiseaux colorés symboles du lien entre la terre et les cieux. Rendez-vous dans les ateliers de nos artisans pour vous faire une idée…
- Sablé eau de rose ou chocolat cardamome
En collaboration avec Solenn’s Kitchen nous avons revisité les traditionnels ghraybeh, ce sont de petits biscuits au beurre traditionnels du Moyen-Orient du Levant et des pays méditerranéens. Ingrédients: - 200gr de farine tamisée - 100gr de beurre pommade - 50gr de sucre glace - 30gr de cacao en poudre sans sucre - 10ml d'eau de cardamome Recette: 1) Mélangez le sucre et le beurre pommade jusqu'à obtenir une texture lisse 2) Ajoutez la farine tamisée, le cacao et l'eau de cardamome. Mélanger jusqu'à obtenir une pâte lisse 3) Formez des petites boules, décorer d'une amande et enfourner 12/15 mins à 150 degrés. Les biscuits doivent rester clairs Les ghraybeh, les biscuits orientaux (le classique) Ingrédients: - 200gr de farine T55 - 50gr de sucre glace - 100gr de ghee - Un peu d'eau de rose - Pistaches Recette: - A l'aide d'une spatule ou d'un fouet électrique, mélangez le beurre et le sucre jusqu'à obtention d'une crème - Ajoutez la farine et l'eau de rose et mélangez de nouveau. - Formez des petites boules et déposez une pistache sur chacune d'entre elles. - Laissez cuire 12 à 15 minutes à 150 degrés Dégustez avec un thé ou café !
- Le jujube, késako ?
Le jujube, aussi appelée “datte rouge chinoise”. Ce petit fruit qui comme la datte est consommé à séché, s’apparente à la figue mais a un goût proche de la pomme. Il nous vient du jujubier, un arbre qui s’épanouit dans les régions tropicales et subtropicales mais qui est capable de survivre à des températures descendant jusqu’à -15°C ! Cette grande adaptabilité a permis au jujubier de se développer dans de nombreuses zones géographiques, de l’Afrique à l’Asie et même dans le sud de la France. En Iran, il est traditionnellement cultivé dans la province du Kerman, dans les zones arides du Sud-Est du pays. Aux origines du jujube Le jujubier est récolté depuis plus 4000 ans en Chine et en Inde mais selon certaines hypothèses il aurait été importé de d’Afrique du Nord et de Syrie. Les Romains à leur tour l'auraient importé en Italie marquant sa venue en Europe. On cultivait le jujubier non seulement pour ses fruits aux excellentes vertus médicinales mais aussi pour la qualité de son bois, appelé “Acajou d’Afrique”. La disparité géographique du jujubier justifie sa présence dans les nombreuses cultures du pourtour méditerranéen : Dans l’ Odyssée d'Homère, Ulysse et son équipage débarquèrent sur l'île des Lotophages en Afrique du Nord (correspondant à l’actuelle Djerba) et certains de ses hommes partis explorer l’île furent ensorcelés après avoir consommé une boisson alcoolisée confectionnée avec des jujubes sauvages, et non du lotus comme ils le pensaient. Mosaïque représentant Ulysse et son équipage Le jujubier est référencé dans les religions majeures du monde occidental et oriental. Symbole de silence chez les Romains, ses branches ornaient les temples en l’honneur de la déesse Prudence. On le retrouve aussi dans la religion chrétienne, où il est aussi appelé “Épine du Christ”, ses branches ayant servi à confectionner la couronne d'épines de Jésus qui ornera sa tête avant qu’il ne soit crucifié. Le jujubier est aussi mentionné dans le Coran où il est décrit comme l’arbre présent au Paradis : “ Ils seront parmi des jujubiers sans épines”. Sourate 56, Al-Wâqi’a (L’évènement), verset 28. Ses bienfaits Si le jujubier a conquis le monde c’est bien pour les incroyables vertus de son fruit reconnues depuis des millénaires. Tout d’abord, à poids égal, son apport calorique est moindre par rapport à la datte alors que son pouvoir sucrant est aussi élevé ! Une excellente source d’antioxydants : Le jujube est très riche en vitamine C : consommer 3 jujubes par jour permet de couvrir 77% des apports journaliers recommandés. Les antioxydants contribuent au maintien de l’intégrité de la peau, aident à la cicatrisation des plaies, protègent les cellules contre le vieillissement prématuré causé par les radicaux libres et permettent de booster le système immunitaire. De plus, le jujube favorise l’absorption du fer d’origine végétale, idéal pour les végétariens ! Une source exceptionnelle de fibres : Le jujube est connu pour sa richesse exceptionnelle en fibres alimentaires. Cette particularité lui confère le pouvoir de stimuler le système digestif, permettant de remédier à la constipation et favorisant ainsi le confort digestif. La teneur en fibres du jujube lui permet de réguler les taux de glycémie et de cholestérol sanguins. Il est aussi un allié pour perdre du poids ou le maintenir car sa richesse en fibres augmente la sensation de satiété. Un allié pour l’hiver : Le jujube séché fait partie des « quatre fruits béchiques/pectoraux », avec les figues, les raisins et les dattes. Ces fruits sont reconnus pour calmer et faciliter la toux en cas de rhume bénin ou d'enrouement. Comment la consommer ? Compote de jujube maison Ingrédients : 500g de jujubes (frais ou séchés) 250g de sucre (et 150g supplémentaires si tu veux une version confiture) 1 sachet de sucre vanillé (ou un peu d’arôme vanille) 5cl de jus de citron Dénoyauter les jujubes : Ouvre les jujubes en deux et retire le noyau. Macérer : Place les jujubes dans une grande sauteuse, ajoute le sucre, le sucre vanillé (ou l’arôme), et le jus de citron. Laisse reposer au moins 4h, ou toute une nuit pour une meilleure absorption du sucre par les fruits. Cuisson : Fais cuire à feu doux environ 25min (pour une texture compote, sinon 35min pour une texture confiture). N’hésite pas à écumer si besoin. Mise en pot : Verse bien chaud dans des pots à confiture (propres et stérilisés idéalement), referme-les et retourne-les pour créer le vide d’air. Conservation : À l’abri de la lumière, en stérilisant les pots pour une conservation longue durée (20min dans l’eau frémissante). Astuces : Vous pouvez utiliser cette compote sur des tartines, dans des yaourts, ou en accompagnement sucré-salé (avec canard, fromages, etc.) Le jujube se consomme séché, en compote mais on peut également l’infuser pour faire du thé. Il est également utilisé pour aromatiser des ragoûts et des soupes.











