
Boutique & Magazine Lifestyle
41 résultats trouvés avec une recherche vide
- Les saveurs incontournables de l’Iran : le sumac
Poudre de sumac Le raffinement de l’art culinaire iranien nous en dit long sur la culture iranienne. Les saveurs variées et colorées de cette gastronomie si particulière émane d’un passé riche et d’une géographie tout aussi inédite. Découvrez à travers ce voyage culinaire les saveurs emblématiques de l’Iran. Aujourd’hui, nous vous parlons d’une épice qui gagne à être connue : le sumac ! Le sumac Le sumac nous provient d’un arbre similaire au pistachier appartenant à la famille des Anacardiacées : le Rhus Coriaria. Cet arbre aux couleurs de feu s’épanouit dans les régions arides du Moyen Orient et du pourtour méditerranéen. Plants de Rhus Coriaria Selon les saisons, des petites baies de couleur rouge poussent aux extrémités de ce petit arbre. Depuis des millénaires, on utilise les baies de sumac pour la fabrication d’une épice qui porte le même nom, sous forme d’une poudre grenat dont le goût est légèrement acidulé et fruité et qui se marie divinement bien avec les viandes, poissons, fruits de mer et les légumes. Les Grecs antiques l’utilisaient volontiers pour remplacer le vinaigre et le citron ainsi que pour son pouvoir digestif. En même temps, les fruits du sumac qui regorgent de tannins, étaient aussi utilisés pour teindre peaux et cuirs dans des tons rouges et cuivrés. Selon les régions, le sumac est consommé différemment : Au Liban, on l’utilise dans la préparation du chich taouk, fattouch… Plus généralement, le sumac est utilisé dans la préparation du zaatar : un mélange d'épices et d'herbes telles que le thym et les graines de sésame grillé En Iran, on l'utilise dans la préparation du chelo kabab à base de brochettes d'agneau. En Turquie, il est souvent utilisé dans la préparation de salade de potirons... Chelo Kabab servi avec du sumac Brochettes de poulet servies avec du sumac Ses bienfaits ? Au Moyen Orient et en Asie, le sumac a toujours été reconnu pour ses précieuses propriétés médicinales. D’ailleurs, les propriétés antioxydantes du sumac ont été prouvées scientifiquement, tout comme son effet inhibiteur sur l’hypertension artérielle. Riche en flavonoïdes aux pouvoirs antioxydants, en anthocyanine, en acides gras, en minéraux (potassium, sodium, magnésium, calcium, fer, cuivre, zinc, manganèse et phosphore), vitamines B et C, le sumac est une plante médicinale à juste titre ! On lui reconnaît les propriétés suivantes : Elle soulage la douleur causée par les douleurs digestives ( troubles digestifs, diarrhée, ulcères, dysenterie, irritations intestinales, réduit les hémorragies…) ; Elle agit comme un diurétique ; Elle aide à combattre la fièvre ; Elle régule le taux de cholestérol ; Elle aide à combattre les diabètes tardifs ; Elle protège l'ADN de par sa richesse en antioxydants. Comment la consommer ? Voici une recette rapide et rafraîchissante qui ravira vos papilles été comme hiver : la salade Shirazi, originaire de la ville de Shiraz dans le sud de l’Iran. Ingrédients (pour 4 à 6 personnes) : 1 concombre 6 tomates grappes bien mûres qu’il faudra égrainer 1 oignon rouge huile d’olive le jus d’un citron 3 pincées de fleur de sel 2 c à c de sumac Facultatif : graines de grenade pour plus de fraîcheur. Épluchez le concombre, fendez-le en deux et ôtez les graines. Coupez-les ensuite en petits dés. Réservez. Mondez les tomates et épépinez-les. Coupez-les aussi en petits dés Pelez l’oignon et coupez-le en dés. Versez une bonne pincée de sel, une pincée de poivre dans un bol. Ajoutez le jus de citron et 5 à 6 cuillères à soupe d’huile d’olive. Émulsionner. Mélangez dans un récipient les dés de tomates, de concombre et d’oignons, ajoutez les grains de grenade si vous en avez. Juste avant de servir, ajoutez l’assaisonnement. Saupoudrez avec le sumac et servez bien frais ! Nooshe Jan !
- Les saveurs incontournables de l’Iran : le citron noir
Le raffinement de l’art culinaire iranien nous en dit long sur la culture iranienne. Les saveurs variées et colorées de cette gastronomie si particulière émane d’un passé riche et d’une géographie tout aussi inédite. Découvrez à travers ce voyage culinaire les saveurs emblématiques de l’Iran. Aujourd’hui, plein feux sur le citron noir… qui n’est d’ailleurs pas vraiment noir ! Le citron noir Le citron noir aussi appelé limoo amani est un aromate communément utilisé dans la cuisine perse et qui se voit peu à peu adopté par des chefs étrangers à la recherche de saveurs inédites. Le citron noir est un citron vert bouilli dans de l’eau salée pendant 5 minutes afin d’éviter une fermentation qui le rendrait inconsommable. Une fois égoutté, le citron est enterré sous 10cm de sable afin de sécher sur une durée entre 4 et 5 semaines. C’est au cours de ce processus que le citron noir acquiert sa couleur caractéristique. Lorsqu’il est ouvert, le limoo amani révèle une pulpe aux arômes confits et acidulés. C’est pour sa saveur à la fois fumée, salée et sucrée qu’il est retrouvé dans l’emblématique Ghormeh Sabzi et dans l’Ab Goosht, une soupe à l’agneau. Côté sucré, le célèbre Infiniment citron noir du Maître pâtissier Pierre Hermé, qui est un macaron infusé à la crème de citron noir, permet d’introduire ce condiment insolite au grand public. Ses bienfaits ? Tout comme le citron, le citron noir a des propriétés antifongiques, sédatives et digestives. Comment la consommer ? Pour réduire les citrons noirs en poudre et pouvoir l'associer à vos plats : coupez-les en deux, retirez tous les pépins amers, et broyez-les dans un moulin à café, au mortier ou au mixeur jusqu'à l'obtention d'une poudre fine. Si vous n'avez pas de matériel, placez-en dans un sac en plastique et tapez avec un rouleau à pâtisserie ou autre. Le citron noir perdant vite ses saveurs et ses propriétés, évitez d'ailleurs de l'acheter déjà moulu. Voici une recette rapide de salade de riz et quinoa au citron noir d’Iran, du célèbre chef anglo-israélien Yotam Ottolengi à la fois savoureuse, simple et fraîche : parfaite pour cet été ! Ingrédients (pour 4 à 6 personnes) : 2 belles patates douces 200 g de riz basmati 200 g de quinoa 4 gousses d’ail émincées en lamelles 3 c à s de sauge ciselée 3 c à s d’origan haché 2 c à s de poudre de citron noir 6 c à s de menthe ciselée 4 tiges d’oignons verts émincés 1 c à c de jus de citron 160 g de feta coupée en cubes 7 c à s d’huile d’olive Sel, poivre noir Préchauffez le four à 200°C (th 6-7). Pelez les patates douces et coupez-les en cubes. Etalez ces derniers bien à plat sur une plaque de cuisson tapissée de papier sulfurisé, arrosez-les avec quelques cuillères à soupe d’huile d’olive, salez, poivrez. Enfournez pour 20 à 25 min, jusqu’à ce que la chair des patates douces soit fondante. Pendant ce temps, faites cuire le riz en respectant les indications figurant sur l’emballage, puis égouttez-le bien. Faites cuire également le quinoa pendant 9 min dans un grand volume d’eau bouillante, puis égouttez-les dans une passoire fine. Mélangez le riz et le quinoa encore chauds dans un grand saladier. Faites dorer les tranches d’ail dans une poêle pendant 30 sec. Ajoutez la sauge et l’origan, puis remuez pendant 1 min. Mettez ensuite ces aromates dans le saladier. Ajoutez enfin, dans le saladier, les dés de patates douces avec leur huile de cuisson, la poudre de citron noir, la menthe, les tiges d’oignons verts, le jus de citron et la feta. Salez, poivrez, puis remuez délicatement pour ne pas écraser la feta et les patates douces. Goûtez pour rectifier l’assaisonnement si nécessaire. Servez tiède ou frais avec les lamelles d’oignon vert. Nooshe Jan !
- Les saveurs incontournables de l’Iran : la rose
Le jardin de roses à Kashan Le raffinement de l’art culinaire iranien nous en dit long sur la culture perse. Les saveurs variées et colorées de cette gastronomie si particulière émane d’un passé riche et d’une géographie tout aussi inédite. Découvrez à travers ce voyage culinaire les saveurs emblématiques de l’Iran. Aujourd’hui, plein feux sur la rose ! La rose Cultivée en Perse depuis le Vème siècle avant JC, la rose magnifie les paysages iraniens comme la ville d’Ispahan, de Chiraz ou de Kashan, dont elle est originaire, mais aussi sa gastronomie. D’ailleurs, chaque année en Iran a lieu la récolte des pétales de rose à Qamsar, près de Kashan. Jeune fille vendant des roses durant la saison des récoltes à Neyasar, comté de Kashan Au XIème siècle, le savant Avicenne élabore la méthode de distillation de l’huile essentielle de rose, encore pratiquée de nos jours. D’ailleurs, l’Iran demeure aujourd’hui le premier producteur d’eau de rose au monde. Avicenne, savant de l'ancienne Perse Dans la cuisine persane La “fleur de Mahomet” et son nectar parfumé s’invitent dans des plats et pâtisseries leur donnant une saveur enchanteresse. Parmi les desserts à l’eau de rose les plus incontournables, le Faloodeh , une glace à base de vermicelles de riz, de jus de citron et d'eau de rose, à l'origine préparée dans la région de Chiraz, mais aussi le Yakh Dar Beshet , dont la traduction est “Glace du Paradis”, à base d’eau de rose et de cardamome. Ses bienfaits La rose et son hydrolat possèdent de nombreux bienfaits tant en usage interne qu’externe. Elle hydrate, répare et donne de l’éclat à la peau tout en la purifiant. Consommée, elle s’avère excellente pour le système respiratoire, nettoie le foie et la vésicule, protège des radicaux libres grâce à sa haute teneur en catéchines, de puissants antioxydants. Comment la consommer ? Infusion aux pétales de rose séchées Les pétales de roses s’invitent volontiers dans les pâtisseries et peuvent parfumer le sucre, le thé mais aussi servir de base à des confitures et à des liqueurs. Quant à l’eau de rose, elle est souvent utilisée pour parfumer de nombreux desserts, gâteaux, bonbons mais aussi des crèmes, laits et yaourts ! Voici une recette rapide de crème à la rose qui ravira les papilles des gourmands : Ingrédients (pour 6 personnes) : 1 litre de lait entier 75 g de sucre 50 g de maïzena 2 cuillères à soupe d'eau de rose Des pétales de roses de Kashan Quelques gouttes de colorant rouge Préparation : Versez 1 litre de lait entier dans une casserole, ajoutez quelques gouttes de colorant rouge, le sucre et la Maïzena tout en fouettant. Placez sur feu doux et laissez cuire jusqu’à ce que le mélange s’épaississe (10 minutes). Retirez du feu, ajoutez l’eau de rose, en fouettant. Répartissez dans 6 ramequins. Réservez 6 h au frais, parsemez de pétales de roses de Kashan. Nooshe Jan !
- Les saveurs incontournables de l’Iran : la pistache
Le raffinement de l’art culinaire iranien nous en dit long sur la culture iranienne. Les saveurs variées et colorées de cette gastronomie si particulière émane d’un passé riche et d’une géographie tout aussi inédite. Découvrez à travers ce voyage culinaire les saveurs emblématiques de l’Iran. Aujourd’hui, plein feux sur la pistache ! Sa petite histoire - la pistache Les pistachiers, originaires des forêts steppiques de l’Asie Centrale, poussent au Moyen-Orient depuis des millénaires. Comme en témoignent les archives archéologiques, notamment celle Tepe Yahya dans le sud-est de l’Iran, leurs fruits sont récoltés et appréciés par les populations locales remontent au moins jusqu’à l’âge du bronze. Les pistachiers s'épanouissent dans des climats arides à semi-arides Longtemps en Perse, la détention de vergers de pistachiers et la commercialisation des pistaches étaient perçus comme l'apanage des castes supérieures. Peu à peu, sa culture s'étendit vers l’ouest jusqu’à atteindre le pourtour méditerranéen sous le règne de l’empereur romain Tibère. D’après les écrits de Pline l’Ancien, les pistaches font leur arrivée en Italie au Ier siècle après JC sous l’impulsion de l’empereur Vitello. Bien que la culture du pistachier se répand en Europe et en Amérique, les marchands épiciers privilégient le commerce des pistaches de Perse, aussi surnommées “amandes de Perse” dont on raffole dans les cours royales européennes. Aujourd’hui encore, l’Iran et les États-Unis se partagent le leadership du marché de l'or vert, même si l’Iran en avait autrefois le monopole. Dans la cuisine persane En Iran, la pistache se décline autant dans la gastronomie salée que sucrée, où elle apporte douceur et finesse aux différents plats mijotés comme le Khoresh , un ragoût traditionnel ou en s’alliant au riz basmati comme le Morassa Polo . Pour les becs sucrés, la pistache se retrouve sous forme de glace mariée au safran comme dans le Bastani Sonnati , de crème comme le Fereni ou en pâtisserie dans le Ghotab , un croissant fourré aux pistaches, ou le Sohan , une confiserie parfumée au safran. Dessert persan à base de safran et de pistache Ses propriétés nutritionnelles La douceur de la pistache est souvent vantée, quitte à en oublier ses extraordinaires vertus nutritionnelles de par sa teneur en protéines, en acides gras in saturés ennemis du cholestérol, son fort pouvoir antioxydant, sa richesse en vitamines B1 et B6, impliquées dans le renouvellement cellulaire ainsi que pour sa concentration en minéraux D’après les études, la consommation de pistache, en partie grâce à sa richesse en magnésium, stimulerait la production de mélatonine, hormone régulatrice du sommeil. Comment les cuisiner ? Linguine au pesto de pistaches Côté salé, vous pouvez les mixer avec une crème afin d’accompagner de la volaille. Vous pouvez aussi en faire un savoureux pesto en mixant une bonne poignée de pistaches, avec de la roquette, du pecorino, un peu d’ail, de l’huile d’olive, du sel et du poivre ! Concassées, elles donneront de la douceur à vos salades La pistache s’intègre aussi parfaitement aux desserts et pâtisseries que ce soit sous forme d’éclats, de crème voire de pâte. Pour un financier à la pistache vous avez juste à mixer amandes et pistaches dans un blender et y rajouter du beurre et de la farine ! Vous pouvez déguster un tiramisu à la pistache en incorporant simplement de la pâte de pistaches dans le mascarpone. Nooshe Jan ! Tiramisu à la pistache
- Les saveurs incontournables de l’Iran : le safran
Le raffinement de l’art culinaire iranien nous en dit long sur la culture perse. Les saveurs variées et colorées de cette gastronomie si particulière émane d’un passé riche et d’une géographie tout aussi inédite. Découvrez à travers ce voyage culinaire les saveurs emblématiques de l’Iran. Sa petite histoire Sans conteste le produit le plus emblématique de l’Iran, cette précieuse épice au parfum enivrant est cultivée depuis des millénaires sur le plateau iranien. Dans un livre ancien relatant l’histoire de la culture et de la civilisation iranienne, Bondahesh , prouve que les perses utilisaient cette fleur tant à des fins culinaires que comme teinture naturelle pour les étoffes. Le korkom, tel qu’il était appelé en moyen iranien, était érigé au rang divin notamment pour ses propriétés, mais sa rareté à l’état sauvage obligea les perses à la cultiver. Safran ses bienfaits Selon les études, le safran, grâce à son principe actif, le safranol, a les mêmes effets sur le système nerveux que les antidépresseurs en stimulant la production de sérotonine, hormone impliquée dans la sensation de bien-être : d’où son surnom, “l’épice du bonheur”. L'Or rouge, dont l’Iran est le premier producteur mondial, parfume de ses stigmates tant convoités de nombreux plats de la gastronomie iranienne, notamment le fameux chelo , le riz basmati si cher aux iraniens qui accompagne leurs repas. On le retrouve aussi sous forme de sucre candi afin de sucrer le thé en y ajoutant une note safranée. Et pourquoi pas l’intégrer à nos plats du quotidien ? Voici une recette de pâtes aux coquilles St Jacques ou aux crevettes selon vos goûts et au safran : idéal pour dîner goûteux et facile à faire ! Tagliatelles aux crevettes sauce safran Ingrédients : 500g de pâtes de type tagliatelles 12 belles coquilles St Jacques ou crevettes ou scampis 2 échalotes 20 cl de crème fraîche 1 verre de vin blanc sec 50 g de beurre Safran d’Iran Fleur de sel Piment d’Espelette Émincez finement les échalotes puis faites les revenir dans une casserole avec 50 g de beurre. Une fois blondis, ajoutez le verre de vin blanc sec aux échalotes et laissez réduire quelques minutes. Incorporez la crème fraîche, le safran et une pointe de piment d’Espelette. Faites chauffer une poêle à feu vif avec une noix de beurre et une fois bien chaude, ajoutez les coquilles Saint Jacques et faites les dorer 2 minutes de chaque côté. Dans une casserole, faites bouillir de l'eau et déposez y les pâtes et laissez le temps de cuisson indiqué, égouttez. Servez dans les assiettes les pâtes, les coquilles St Jacques déposées dessus et assaisonnez avec la sauce safranée et du piment d’Espelette ou des herbes qui décoreront joliment votre plat. Bon appétit !
- Tirgan, la célébration de l'été
Fresque murale du palais de Tchehel-Sotoun à Ispahan Chez les Iraniens, chaque saison, chaque événement naturel fait l’objet d’une célébration. Alors que la douce période estivale ne fait que commencer, venez découvrir la fête de Tirgan : cet ancien festival iranien qui marque les beaux jours est célébré chaque année le 13 du mois du Tir selon le calendrier persan, ce qui revient au 2, 3 ou 4 juillet. Elle est célébrée dans diverses régions de l'Iran, comme Mazenderan, Khorasan et Arak mais aussi au-delà des frontières iraniennes. Aux origines de Tirgan… Aux origines, la fête de Tirgan est dédiée à Tishtrya, le dieu zoroastrien des nuages, de l’eau sous toutes ses formes et de la fertilité au service du dieu lumière Ahura Mazda. Tishtrya est en conflit permanent avec Apaosha, le démon de la sécheresse. Au bord de la défaite, Tishtrya demande de l'aide à Ahura Mazda grâce à qui il sort victorieux, la pluie tombant enfin sur la terre. Statut de Arash l'archer à Téhéran Plus tard, le héros mythique, on choisit l’archer Arash pour régler un différend foncier entre les dirigeants de l'ancien Iran (Manouchehr) et Turan (Afrasiyab) luttant contre la sécheresse. Le 13ème jour du mois de Tir, à la demande de Tishtriya, Arash tire une flèche depuis le sommet du Mont Damavand afin de déterminer la frontière entre les deux royaumes selon l'endroit où elle atterrit. Arash donne toutes ses forces pour tirer la flèche, qui vole pendant deux jours pour ensuite tomber aux abords de la rivière Amu Darya. Lorsque que la flèche s’enfonça dans le sol, la pluie se mit à tomber sur les deux pays et une paix durable se forma entre eux… au prix de la vie d’Arash. Tirgan célèbre donc aussi la mémoire de cet archer héroïque. Comment se fête Tirgan ? Sholeh Zard Tirgan se célèbre en éclaboussant de l'eau, en dansant, en récitant de la poésie et en servant des plats traditionnels, tels que la soupe aux épinards et le sholeh zard, un pudding de riz au safran. On s’amuse aussi à attacher aux poignets des bandes aux couleurs de l'arc-en-ciel, que l’on porte pendant dix jours avant de les jeter dans un ruisseau.
- La calligraphie
Calligraphie biblique Tantôt art, tantôt exercice spirituel, latine ou orientale, la calligraphie repose sur une technique pointue et rigoureuse pour exprimer une vraie sensibilité. L’art de la calligraphie peut atteindre une place centrale dans une civilisation selon le contexte historique et philosophique. En Asie par exemple, la calligraphie fait partie intégrante de la formation du peintre dans certaines civilisations et fait partie des sciences occultes dans d’autres. Alors qu’en Occident, elle revêt un caractère religieux avec les moines copieurs tout en étant l’apanage des souverains. Avant de nous pencher sur la lettre persane faisons un petit tour du monde de la calligraphie à travers le monde : En Asie Orientale : Trempé dans l’encre sombre, ou encre de Chine, et guidé par la main du calligraphe, le pinceau souple danse sur un papier de riz ou de soie où il dessine des caractères harmonieux et équilibrés, imprégnés de nature, de poésie et d’histoire. Dans le monde islamique : La direction des lignes, l’épaisseur des traits, la longueur des étirements, l’emplacement des points sont des éléments centraux pour assurer l’équilibre général d’une œuvre. En Égypte ancienne : l’écriture hiéroglyphique est inséparable de l’art, elle se doit d’être somptueuse car elle incarne à elle-seule l’immortalité du monde qu’elle décrit. Tout au long de l'histoire, la calligraphie a été un combat permanent entre la recherche de standards et l’abondance graphique. La calligraphie occidentale des Temps Modernes en est un bon exemple, avec ses formes canoniques érigées en modèles absolus dans le souci de transmettre avec fidélité la pensée d’un discours savamment mis en ordre. Lion calligraphique En ce sens, la calligraphie de l'alphabet arabe dans tout le Moyen Orient se dérive dans des formes riches et complexes ; s'inspirant même parfois d'une végétation luxuriante, envahissant toute surface selon qu’elle trouve ou non à fleurir du papier, des tapis, ou les murs d'une mosquée. Dans l’esprit de la calligraphie islamique, la calligraphie persane se caractérise par son raffinement particulier de ce qui fut autrefois un art de cour. Le cas particulier de la calligraphie persane Empruntée aux Arabes depuis le Xème siècle, l’écriture persane a su mettre à profit ses ambiguïtés graphiques pour développer, à des fins poétiques, des recherches d’esthétique formelle. Ces dernières ont abouti à une fructueuse réflexion sur l’écriture qui, naturellement, encourage l’épanouissement de l’art calligraphique. Lié au respect de la parole sacrée du Coran, cet art s’impose aussi en raison de l’importance de l’art du livre dans les cours de culture persane associée à la figure du prince lettré et du poète. Calligraphie et poésie ne font qu’un dans la culture persane. Souvent encadrée dans de somptueuses enluminures, la calligraphie est un art vivant où forme et fond s’épousent. Petite chronologie de l’écriture de la calligraphie Il n’existe pas une mais diverses écritures persanes qui ont vu le jour et évolué au cours de l’histoire, en effet, les langues iraniennes ont emprunté leur écriture aux peuples voisins. Ainsi diverses écritures se sont succédées, toutes inaptes à rendre parfaitement compte de la phonologie du persan parlé. Lignes d'écriture cunéiforme sur une brique de boue en Iran Au VIe siècle avant J.-C., c’est l’écriture cunéiforme qui transcrit le vieux-perse, mais les scribes au service des Achéménides étant le plus souvent araméens préfèrent l’usage de l’écriture araméenne pour les besoins de la chancellerie. Inscriptions en araméen sur des tombes Sous l'empire des Sassanides (211-645) la tradition araméenne est encore si ancrée que c’est par l’écriture araméenne qu’est notée la langue de l’empire, le pehlevi. Ainsi l’interprétation des textes qui requiert une connaissance de l’araméen, fait surgir des difficultés. En plus de cette écriture officielle d’autres écritures dites “sémitiques” émergent ; en effet, les Juifs utilisent, pour noter le moyen-perse, les caractères hébraïques, et les chrétiens l’alphabet syriaque. Calligraphie sur une façade de mosquée Lors de l’invasion du plateau iranien par les musulmans en 634, la langue arabe supplante alors le pehlevi comme langue administrative. L’écriture arabe, écriture du Coran, est largement accueillie et acceptée par les membres de la chancellerie musulmane. C’est à ces lettrés que l’on doit l’adaptation de l’alphabet arabe pour la notation des textes persans, adaptation difficile car certains sons de la langue persane sont étrangers à la langue arabe : c’est ainsi que furent ajoutés des points à certaines lettres. Autre différence majeure, l’écriture arabe distingue les voyelles longues et les voyelles brèves notées ou non, alors que le riche vocalisme persan repose sur des différences de timbre. Toutes ces divergences conduisent à un système de notation graphique un peu flou où le même mot peut se lire de plusieurs manières. C’est l'imprécision entre la langue persane et sa notation qui a permis le déploiement de jeux poétiques raffinés reposant sur cette ambiguïté de l’écriture et qui fait fleurir tout le mystère et la suggestivité de la calligraphie persane. Et bonne nouvelle, Paris-Perse vous propose bientôt des calligraphies authentiques faites en Iran ! Suivez-nous sur notre compte Instagram elles arrivent !
- La fête de Sepandarmazd, la fête de l'Amour perse
Alors que nous nous apprêtons tous à fêter la Saint-Valentin, c’est le moment ou jamais de vous présenter une célébration autour de l’Amour, la femme, mais aussi l’amitié et la joie, restée ancrée dans la culture perse depuis l’ère Achéménide : la fête de Sepandarmazd (ou Esfandarmazd). Partons à la découverte de cet équivalent persan de la Saint-Valentin aux racines profondes ! Le culte de la divinité Spenta Armaiti Représentation de Ahura Mazda La fête de Sepandarmazd célèbre le culte de Spenta Armaiti (“Sainte dévotion”, “Harmonie créatrice”), l’une des sept Amesha Spenta (“Immortels bénéfiques”), génies bienfaisants entourant le dieu fondateur du Zoroastrisme, Ahura Mazda. À l'origine, Spenta Armaiti est associée à la Terre et par extension à l’amour et la fécondité nourricière de toute vie : telle une mère, la Terre chérie tous les êtres qui l’habitent, tels qu’ils soient. C’est pour cela qu'elle est assimilée à l’incarnation de la dévotion et considérée comme la mère nourricière de tous les humains. Spenta Armaiti était également la mère de “Gayomart”, le premier être mortel sur terre et l’être primordial de la mythologie perse. À sa mort, le corps de ce dernier se divisa en sept métaux. Spenta Armaiti prit l'or pour en faire pousser une plante, et c'est de cette plante que naquit le premier couple, “Mashya” et “Mashyana”. Mais il s’agit là d’une interprétation de l’Avesta parmi de nombreuses autres. La célébration de la fête Sepandarmazd Fresque persane La fête de Sepandarmazd est non seulement une célébration de l’amour mais c’est aussi le jour où l’on honore et glorifie la terre féconde et par extension, la femme et le couple. À cette occasion les hommes font des cadeaux à leur femme. C’est pourquoi on l’appelle aussi « Mardgiran » qui signifie “recevoir des cadeaux de la main des hommes” . Aujourd’hui, cette fête est encore célébrée dans beaucoup de régions centrales iraniennes comme celles d’Eghlid, de Kashan et de Mahallat en l’appelant « Fête d’Esfandi » . Sepandarmazd reste encore aujourd’hui une fête essentielle célébrée chaque année en Iran qui revêt une conception à la fois spirituelle et philosophique qui honore l’Amour et la femme comme symbole de fécondité et de renouvellement de la Vie. Le Sepandarmazd original avait lieu le 5e jour d'Esfand soit le 23 février, mais certains érudits pensent qu’il s’agit plutôt du 29 Bahaman ou le 17 février, soit 3 jours après la Saint-Valentin. Cet écart de 6 jours s’explique par les calculs de l'année solaire iranienne moderne qui s’étend sur 365,25 jours et dont les mois ne sont pas fixés à 30 jours. Ces mêmes chercheurs ont donc décidé d’effectuer des corrections dans le calendrier et se sont entendus sur le 17 février. Mais d’autres la fixent le 19 ou le 24 février ! La date exacte de Sepandarmazd ne cessera d’être controversée mais le principal n’est-il pas de célébrer l’amour, quelque soit le lieu ou le moment ? Saint-Valentin ou Sepandarmazd, l’Amour reste un langage universel garant de paix et d’harmonie dans le monde. Ne cessez jamais de le propager autour de vous et de le célébrer chaque jour ❤️
- Zoom sur les tapis nomades Ghashghai
Tente Ghashghai typique À l’image de l’Iran qui est une mosaïque de cultures, le tapis persan se décline en différentes couleurs, designs et motifs selon sa région d’origine. Notre fondatrice Tanin a profité de sa visite dans la région de Chiraz, dans le Sud de l'Iran, pour vous faire découvrir deux tapis persans typiques aux couleurs éclatantes, le tapis Gabbeh et le tapis Ghashghai. Le tapis nomades - Gabbeh Campement Ghashghai dans le Sud-Ouest de l'Iran Le tapis Gabbeh dont le nom signifie « brut, naturel, entier » mais aussi « rare » en farsi, est un tapis qui se caractérise par des motifs bruts et primitifs. Cette caractéristique provient de l’origine même du tapis Gabbeh : ce dernier est traditionnellement noué par les nomades Ghashghai de la province du Fars, dans le Sud-Ouest de l'Iran. Ces derniers passent l’été dans les monts Zagros et l’hiver dans le golfe Persique. Leurs grands troupeaux de chèvres et de moutons nécessitent de vastes étendues abondantes en nourriture. Les Ghashghai utilisent la laine de leur bétail pour la production de leurs tapis qui font partie intégrante de leur quotidien : des tapisseries couvrant les murs aux revêtements pour le sol des tentes. Fabriqués en laine filée à la main, pour le velours comme pour la chaîne, les couleurs éblouissantes du Gabbeh sont obtenues grâce à des teintures naturelles à base de plantes mais il arrive que les tisserands aient recours à des teintures minérales. Ces tapis ont la particularité d’être plus épais que les autres tapis persans, pouvant atteindre jusqu'à 2,5 cm d'épaisseur, ce qui fait d’eux des tapis particulièrement résistants. Le motif du tapis est minimaliste, avec seulement quelques insertions d'objets décoratifs de forme rectangulaire pour la plupart et des représentations d’animaux géométriques. Sous l’influence de la demande occidentale, les décorations se veulent plus éparses. Le tapis Ghashghai Les Ghashghai sont aussi à l’origine du tapis qui porte leur nom : le tapis Ghashghai. Ce dernier se distingue des autres par sa couleur typique entre le rouge et le brun et ses motifs foisonnants. Une autre caractéristique de ce tapis réside dans son processus de fabrication, en effet, il est noué à l’aide de métiers à tisser horizontaux. Une fois qu’une partie du tapis a été nouée, les tisserands s’assoient dessus pour effectuer les finitions. Comme pour le Gabbeh, les tapis Ghashghai sont décorés de représentations d’animaux, de fleurs ou d’arbres, et plus rarement, des formes humaines. En plus de ces motifs, il arrive d’en retrouver d’autres inspirés d’éléments historiques comme par exemple des fresques et des colonnes de Persépolis. Habituellement, les motifs sont noués sur un modèle basique d’hexagone ou de médaillon en forme de diamant. Mais on retrouve souvent des médaillons ronds centraux comme le motif “Hebatlu”. De la laine de mouton au poil de chèvre en passant par le crin de cheval, les nomades Ghashghai utilisent des matières exclusivement naturelles et il en est de même pour les teintures traditionnellement végétales, leur donnant cette couleur éclatante. Alors que les nomades Ghashghai se raréfient, l’influence commerciale de leurs tapis connaît un véritable âge d’or. Ces tapis harmonieux à la fois robustes et versatiles sont d’une qualité inégalable que les fabricants étrangers, aussi nombreux soient-ils, peinent à atteindre. Si vous êtes intéressé par l’un de ces tapis, n’hésitez pas à nous envoyer un mail à cette adresse afin d'effectuer une pré-commande. Vous n’avez qu’à nous décrire le tapis idéal (dimensions, couleurs, motifs…) et nous nous chargeons de le rechercher directement sur place chez des tisserands traditionnels.
- La magie du mariage persan
Au cours de l’histoire mouvementée de l’Iran, les rites du mariage n’ont cessé de muter, s’adaptant tantôt au zoroastrisme, tantôt à l’islam mais sous différences influences ethniques, politiques et sociales. Sans oublier l'évolution des mentalités : aujourd’hui les futurs conjoints se rencontrent sur les lieux de loisir, au travail ou à l’université alors que leur rencontre était autrefois le fruit d’arrangements entre leurs familles respectives. De nos jours, les couples peuvent aussi faire le choix de se délester des formalités religieuses et des obligations familiales, chose inconcevable autrefois. Laissez-nous maintenant vous présenter les nombreuses étapes d’un mariage persan traditionnel. “ Khāstegāri “ : la demande en mariage Dans l'après-midi ou au coucher du soleil, le jeune homme et sa famille se rendent chez la jeune femme avec des fleurs et des friandises. Lors de cette réunion, la jeune femme offre généralement du thé, des bonbons et des fruits à tous et se voit répondre aux questions des deux familles. Si ces dernières trouvent un accord commun, les futurs époux peuvent alors prévoir la date de leur union. La cérémonie du “bale borān” Lors de cette cérémonie, qui a toujours lieu dans le foyer de la future mariée et de sa famille, se réunissent les familles qui conviennent des conditions de mariage et éventuellement de la dot qui sont ensuite posées sur écrit et signées par les différents témoins. Lors de cette cérémonie, la famille du marié apporte à la mariée des cadeaux tels des étoffes, une bague en or et parfois un cornet de sucre : ces présents témoignent du lien d’appartenance entre leur fils et sa dulcinée. En outre, le futur marié lui-même offre également à sa future épouse un cadeau, “mahrieh”, témoignant de sa sécurité financière auprès des parents de sa fiancée. Ces cadeaux peuvent aussi bien être de l’argent, des pièces d’or, des certificats d’actions, mais aussi des objets religieux, tels qu’un livre sacré. Alors que l’argent et les pièces d’or symbolisent l’aptitude du marié à prendre soin de son épouse et de sa nouvelle famille, le livre sacré symbolise la légitimité de leur union aux yeux de Dieu. La fête des fiançailles Peu de temps après la cérémonie du “bale borān”, se déroule les fiançailles, cette fête importante qui s’apparente à la fois à une fête religieuse et à un jour férié, permet d’annoncer officiellement le mariage. La fête de fiançailles peut aussi bien consister en une modeste réception familiale privée qu’en une cérémonie somptueuse. Selon les régions, les coutumes et formalités des fiançailles sont à la charge de la famille de la mariée ou du marié. La cérémonie hanā-bandān Pose henné traditionelle, "Hana-bandan" La veille du mariage, a lieu la fête et cérémonie “Hanā-bandān”, une cérémonie d'enterrement de vie de jeune fille ou de garçon a lieu dans la maison du couple. Durant cette fête moins formelle, famille et proches du marié apportent des fruits, des bonbons et du henné décoratif, on parle alors de «Hanna bandoon», “soirée au henné”. Les mains des époux et des invités sont alors peintes au henné, le tout dans une atmosphère effervescente et joyeuse. Le mariage officiel commence le lendemain et peut être séparé en deux parties : une cérémonie appelée «Aghd» et une réception appelée «Mehmooni». La cérémonie de Aghd-kanān, la signature du contrat Table mythique de mariage persan, Sofreh-ye Aghd Lors de cette cérémonie, les futurs époux sont assis côte à côte devant un somptueux banquet de mariage, “Sofreh-ye Aghd”, orné d'objets symboliques collectés par la mère de la mariée. Sur cette dernière on trouve : - Un miroir et un chandelier : c’est la partie la plus importante de la table symboles de la lumière et du feu. Lorsque la mariée est assise, le voile est enlevé et le marié voit le reflet de sa femme à travers le miroir. - Un plateau de sept herbes et épices - Un pain plat spécialement cuit et décoré - Des oeufs décorés - Des amandes et des noix - Une tasse de Yaourt - Un panier de Grenade ou de Pommes - Une tasse d’eau de roses perses - Une tasse de miel - Un bol d’or - Un bol de sucre cristallisé - Une copie du livre sacré Parfois, une étoffe en soie est posée sur la tête du couple et dont les deux bords sont tenus entre les mains de femmes, une autre femme émiette deux cornets de sucre à l'intérieur de ce tissu pour que de petits morceaux tombent sur la tête des futurs époux, ce geste symbolique est censé apporter bonheur et douceur à ces derniers. Pendant ce temps, un «aghed» (celui qui officie le mariage) lit le contrat ; dans la plupart des cas, après avoir répété la demande à la fiancée trois fois donne la réponse positive après la troisième fois. Par la suite, les mariés et quelques témoins signent toutes les pages de l'”aghad-nāme”, un document officiel qui définit l'identité du couple, l'histoire du mariage, les conditions, les devoirs et les responsabilités respectives des deux conjoints. Cet acte marque le commencement de leur vie conjugale. Pendant ces festivités, la préparation du dîner est généralement à la charge de la famille de la mariée, mais le marié prend en charge la fabrication des fleurs, les bonbons et les fruits. La cérémonie de Pā-goshā La cérémonie de Pā-goshā a lieu le lendemain de la cérémonie de mariage, voire quelques jours après. La cérémonie concerne généralement les membres de la famille proche de la mariée et du marié qui peuvent, une fois encore, offrir leurs cadeaux au jeune couple. Aroosi, Mariage Persan - la cérémonie de mariage Table de cérémonie de mariage persan Aroosi est une cérémonie très importante réunissant tous les proches et amis des deux mariés qui peut avoir lieu n’importe où. Cette célébration qui se veut somptueuse et pleine d'allégresse peut s’étaler sur plusieurs jours ! Toutes les dépenses pour cette fête sont à la charge du marié mais aujourd’hui la mariée peut partager les frais. À la fin du Aroosi, les époux sont accompagnés jusqu'à leur nouvelle maison par leurs proches en appliquant des rites spécifiques selon les régions tel que passer sous le Coran avant d’entrer dans la maison. La lune de miel Après de longs jours de festivités, certains conjoints partent ensemble pour un voyage, la lune de miel pour débuter leur vie conjugale. La ville la plus plébiscitée pour les voyages de noce est Mashhad. Ville de Masshad D’ailleurs le saviez-vous ? Le nom de la “lune de miel” nous vient d’une légende qui remonte à 2000 ans av JC : le père de la mariée devait fournir à son gendre de la bière au miel le temps d’un mois du calendrier lunaire afin d'augmenter la fertilité du couple. Alors que dans la plupart des cultures, les réceptions de mariage n’excèdent pas quelques heures, les mariages traditionnels persans exigent plusieurs jours de célébration. La préparation d’un tel mariage, notamment si l’on opte pour une cérémonie fastueuse peut s’avérer longue mais ces festivités pleines de symboles et de poésie laissent un souvenir impérissable aux mariés et leurs convives. Retrouvez très prochainement sur Paris-Perse notre section mariage et nos différentes prestations !
- Le termeh, découvrez le cachemire iranien
Marchand de Termeh à Ispahan Le termeh aussi appelé “cachemire iranien” est un tissu précieux dont la méthode de confection est unique. Bien que sa région d’origine demeure floue, les historiens s’accordent pour la situer en Iran, et plus exactement dans la région d’ Ispahan . C’est au cours de la période Safavide et sous le règne du Shah Abbas que la fabrication du termeh atteint son âge d'or, notamment dans la province de Yazd dans le sud-est d’Ispahan. À l’époque, les artisans fabriquaient surtout des vêtements de cérémonie d’une grande valeur et qui valaient une fortune. Encore aujourd’hui, le termeh de Yazd est considéré comme le plus beau au monde. La ville de Yazd, classée au patrimoine mondial de l'Unesco La ville d'Isfahan, épicentre de la culture et de l'artisanat persans Et cela n’est pas dû au hasard ; l'expertise des Iraniens dans la délicatesse du tissage, la noblesse des matériaux et les motifs extraordinaires de cet artisanat sont à la hauteur de cette réputation. Le termeh fait aussi partie des rares métiers de tissage confectionnés entièrement à la main et demande un savoir-faire solide à l’expert tisserand et son assistant, appelé Goushvareh-kesh . La première difficulté réside dans le tissage de la laine et de la soie qui constitue en lui-même un travail de longue haleine tant il demande patience et délicatesse : un bon tisserand produit seulement entre 25 et 30 cm de laine par jour ! Le termeh se décline en de nombreuses couleurs Autre challenge de taille : choisir et assortir les couleurs et leurs contrastes parmi la large palette de nuances obtenues grâce aux plantes : le rouge foncé, le rouge clair, le vert, l'orange, le noir… et les tisser en représentant divers motifs dont le boteh jegheh ou motif paisley auquel nous avons consacré un article, mais aussi de divers motifs floraux et géométriques. Auparavant réservé à l’élite aristocratique, aujourd’hui le termeh se voit davantage démocratisé en faisant souvent office de cadeau de mariage ou autre cérémonie officielle. Il n’est d’ailleurs pas rare de voir une nappe en termeh chez un foyer iranien de la classe moyenne. Si cet article vous a intéressé nous avons une bonne nouvelle : Paris-Perse va bientôt vous proposer des Termeh issus de productions artisanales iraniennes pour décorer votre intérieur, restez connectés !
- Divinités et démons de la mythologie perse
Le mois dernier, vous nous avions fait découvrir les fondements de la mythologie perse et du zoroastrisme ainsi que ses deux principaux dieux, Ormazd (Ahura Mazda), l’incarnation du bien et Ahriman (Zurvan Akaran), l’incarnation du mal. Tous les deux répandent leurs forces antagonistes sur l’Univers, épaulés respectivement par des créatures bienfaisantes et des démons. Les divinités bienfaisantes Les Ashmapands ou “Immortels bienfaisants” Les Ashmapands , aussi appelés “Immortels bienfaisants” sont des entités entourant Ahura Mazda, ils cumulent à la fois les qualités divines et humaines. Ils sont au nombre de 7 : Vohu Manah, “la Bonne Pensée” : Il incarne la bonne pensée, protecteur du bétail et des troupeaux. Nom persan : Bahman. Démon opposé : Aka Manah (mais aussi Aeshma). Asha Vahishta, “la Vérité-Justice excellente” : Il incarne la justice, la pureté, la vérité et protège le feu. Nom persan : Ordibehest. Démon opposé : Indra. Khshathra Vairya, “le Pouvoir désirable” : Il incarne la charité, la bienfaisance, protège le ciel, les minéraux et les métaux. Nom persan : Sharivar. Démon opposé : Cauru. Spenta Armaiti, “la Sainte Dévotion” : Véritable patronne de la Terre, elle symbolise la dévotion, pensée juste et la sagesse. Noms persans : Isfandarmud, Esfand. Démon opposé : Naonhaithya. Haurvatât, “l’Intégrité” : Elle incarne la prospérité, la santé tout en protégeant les eaux. Nom persan : Xordad. Démon opposé : Tauru. Ameretât, “l’Immortalité” : Soeur présumée de Haurvatât, elle incarne l'immortalité et protège les plantes. Nom persan : Mordad. Démon opposé : Zairika. Spenta Mainyu, “l’Esprit Saint” , le protecteur de l’humanité. Les Ashmapands assistent Ahura Mazda dans la création et protègent chaque partie de cette dernière. À la fois divinités et concepts, ils restent des divinités protagonistes après Ahura Mazda et demeurent très présents dans l’ Avesta. Les Yazatas, les “Génies bienfaisants” Au troisième rang de cette hiérarchie des divinités du “Bien”, on retrouve les Yazatas, les “Génies Bienfaisants” . À savoir qu’ils sont érigés au rang de dieux chez les Mazdéens, ce qui n’est pas le cas pour les Zoroastriens. En voici une liste non-exhaustive : ATAR (ADAR) Dieu du feu, il est le fils d'Ahura Mazda et le premier dans la hiérarchie des Yazatas. Atar veille sur l'ordre cosmique et est le garant de la vérité suprême. Nom persan : Adar. Démon opposé : Azi. ARDVI SURA ANAHITA (ABAN) Anahita est l’une des divinités les plus célébrées, elle est la source de vie, liée à la purification, protectrice des eaux et du bétail. Anahita est également assimilée à la fécondité et la fertilité. Nom persan : Nahid MITHRA (MIHR) Mithra est la divinité perse la plus connue aux yeux des occidentaux car son culte s’est étendu jusqu’à l’Empire Romain. Celui qui était au début le dieu veilleur des contrats et des pâturages, devient peu à peu le dieu guide vers le Bon ordre et détient le contrôle de l'ordre cosmique. Associé à la fois au Soleil et à la Justice, il protège le juste et punit l'injuste. Il est représenté vêtu d'une cuirasse en or, armé d’une lance d'argent ainsi que d’une "massue de fer aux 1000 bosses et 1000 lames" utilisée contre le dieu du Mal Ahriman, et son char est tiré par quatre chevaux immortels ferrés d'or et d'argent. Nom persan : Mehr SRAOSHA (SEROSH) Désigné comme “l'oreille d’Ahura Mazda”, Sraosha est l'un des génies les plus vénérés du culte mazdéen car il sert de messager entre le dieu suprême et ses adorateurs. Il est représenté comme un guerrier en armure qui inflige aux mensonges les pires coups. Avec sa hache de combat, il fracasse les crânes des démons, et notamment Aeshma. Nom persan : Sorush. Démon opposé : Aeshma. VAYU (VAYOU) Dieu de l'air et de l'atmosphère, il insuffle aussi bien la vie que la mort, ce qui en fait un dieu neutre, entre le Bien et le Mal. Vayu règne dans le vide qui sépare le monde de lumière de Ormazd et les ténèbres d'Angra Mainyu : le vide. On l’invoquait dans les combats et pour la libération des captifs de guerre. TISHTAR (TISTRYA) Dieu des pluies, il mène une lutte cosmique contre le démon de la sécheresse, Apaosha. On l’associe à l'étoile Sirius. Nom persan : Tir Démon opposé : Apaosha. FRAVASHIS Ces anges gardiens-guerriers protègent les individus dans le monde matériel dans la bataille du Bien contre le Mal. Les Yazatas ci-dessus ne sont qu’une infime partie de centaines de divinités qui possèdent toutes un rôle clé dans le monde du Bien et sa lutte contre les ténèbres. Ahura Mazda est également entouré d'une armée...d'animaux ! Renard, hérisson, cheval, vautour, chien, coq, castor, bœuf, loutre… Ces animaux sacrés l’aident à se défendre contre Ahriman qui dispose lui aussi d’une armée d’animaux. Les divinités malfaisantes de la mythologie perse Tout comme Ormazd, Ahriman est entouré de divinités malfaisantes pour pouvoir lutter contre le Bien et instaurer le Mal sur le monde. Ces génies du mal aussi appelés “ Daevas” signifiant “Démons” sont tout aussi nombreux que le cercle d’Ormazd. Nous en soulignerons ici les principaux. Pour commencer, il faut savoir qu'Ahriman est lui aussi entouré d'une garde rapprochée qui ne porte pas de nom mais dont chaque membre s’oppose précisément à un génie bienfaisant du cercle d'Ormazd : AKA MANAH, la "Mauvaise pensée" Il est l’esprit du Mal, le malin, maître de la discorde. Génie opposé : Vohumano. AESHMA, l’”Impétueux” Messager d'Ahriman, il incarne la fureur, la colère, la violence, la méchanceté. Il est le démon le plus puissant après Ahriman et recherche constamment la confrontation. Génie opposé : Sraosha. SAURU, la “Dureté du cœur” Il incite à la violence, aux vols et aux actes tyranniques. Génie opposé : Khshathra Vairya. INDAR, la “Trompeuse” Dupeuse, elle attend sur un pont pour y précipiter les âmes damnées en enfer. Génie opposé : Asha Vahista. NAONHAITHYA, l'”Orgueil” Génie opposé : Spenta Armaiti. TAURU, “La soif”. Génie opposé : Haurvatat. ZAIRIKA, “La faim” Génie opposé : Ameretat. Il existe aussi des “Daevas” divisés en plusieurs catégories : les Yâtus (génies malfaisants invoqués par les magiciens et les sorciers, en lutte contre le Bien), les Pairikas (sorcières démoniaques prenant la forme de belles femmes), les Drujes , les Jânis , les Mazaniens ou encore les Catars … Parmis les Drujes les plus connues : NACUS (NAZU) Démon féminin des cadavres, de l'impureté, de la contagion et de la putréfaction. Nacus prend la forme d'une mouche, et arrive tout de suite après la mort d'un homme, infectant le défunt. JAHI, “La Magicienne” Druje incarnant la luxure et la débauche, elle est celle qui parvient à faire sortir Ahriman de sa sommeil, 3000 ans après que ce dernier ait été paralysé par Ahura Mazda. Génie opposé : Ashi-Vahuni. APAOSHA Démon de la sécheresse prenant la forme d’un cheval noir. Sa mission consiste à empêcher les eaux bienfaisantes de se répandre sur la terre. Il combat le génie de la pluie Tishtar , par lequel il finira par être vaincu, en empêchant le cycle des eaux de se renouveler dans le lac Vourukasa. AZI (AZ) Démon du besoin et de la convoitise. Son objectif ? Éteindre le feu sacré pour interrompre le culte mazdéen, faisant de lui le rival d’ Atar . ACTOVIDHOTUS Démon de la décomposition. Il accuse l'homme au jugement suprême, et cherche sans cesse à le condamner à mort. Il est le rival des Fravashis. BUSHYANCTA, “La pâle” Démon du sommeil sensuel et intempestif, du sommeil trop prolongé. Ce Druje endort les croyants pour les détourner de leurs devoirs religieux. La liste de démons est encore longue : CPENJAGHRA Démon destructeur de la croissance. ARACKA D émon de l’envie. TAFNU Démon de la fièvre. SEJ Démon qui s'efforce de provoquer un malheur dans chaque maison où il y a un nourrisson . AKA MAINYU, le “Mauvais esprit” …. En plus des Daevas , Ahriman a à sa portée de nombreux êtres humains, parmi eux des : "Kavis despotiques" : des rois et des dirigeants tyranniques (des despotes). "Karapans" : des prêtres mauvais s’opposant au Mazdéisme. "Mairyas bipèdes" : des guerriers hostiles au Mazdéisme. "Ashemaoyas bipèdes" : des humains souillés et impurs. Enfin, Ahriman, tout comme Ormazd, possède une armée d’animaux et d’insectes malfaisants, les Khrafstras . Parmi cette armée quelque peu rampante, on compte des scorpions, des fourmis, tous les insectes les plus repoussants, des serpents, des iguanes, des crapauds, des grenouilles, des tortues, mais aussi des loups. Contre ces animaux, il fallait utiliser le Sraoshocarana , une sorte de fouet. Tuer ces animaux était vu comme un acte de purification du monde. À présent, vous connaissez les grandes lignes de la mythologie riche et vaste qui a bercé la culture perse depuis des millénaires, en inspirant son art et les croyances de son peuple.











